Mariane
Si l'homme n'est pas maître de la vie pourquoi détruit-il tout ce qui vit sur son passage ? Flore, faune, environnement en général. Etes-vous végétarien ? Ou bien prenez-vous la vie d'autres êtres vivants sans vergogne ni souci de la souffrance pour vous nourrir - comme le font d'autres prédateurs non humains ?
(mais eux, ne peuvent pas faire autrement). Et au nom de quoi (ou de qui) puisque l'homme n'est pas maître de la vie ? ! A moins qu'il ne soit le seul sur terre, selon vous, à posséder le privilège de décider de ce qui doit vivre ou mourir hormis lui - même.
"Laissons donc celui qui décide de tout décider aussi de cela. La "création" qu'elle soit biologique ou spirituelle est un ensemble et doit être considérée comme telle dans le respect de la vie et de la souffrance inutile pour tous les êtres vivants. Replaçons les écrits fondateurs dans notre époque. Si un être suprêmement intelligent bon et puissant existe, il le comprendra bien !
"Un don reçu" ? Mais il n'y a jamais eu personne d'autre que l'homme pour le clamer. Y compris celui qui a donné sa vie pour nous "sauver". A son époque les soins palliatifs n'existaient pas et je crois qu'il serait d'avis aujourd'hui de ne pas priver les mourants qui souffrent de soulagement ultime vu qu'on en a les moyens et que dans son extrême bonté il a sauvé des malheureux de la maladie.
Mon propos n'a aucune connotation de mépris: je peux croire en la réalité d'un sacrifice humain d'exception. Mais pas à tout le reste. Et c'est mon droit d'être humain libre et pensant. Avoir des croyances est aussi votre droit le plus strict. Imposer aux autres le résultat de celles-ci est une toute autre Histoire !
Anne
C'est joli ce que vous dites, le "don". Mais c'est une idée toute faite. On vous l'a inculquée, vous ne l'avez jamais remise en question. Vous y croyez visiblement dur comme fer et vous voulez également l'imposer aux autres. Mon opinion, que je me suis faite toute seule - bien que j'aie certainement été manipulée mentalement comme vous, (on m'a même fait le coup de la souffrance rédemptrice, ce qui est une intox majeure) - est qu'il s'agit avant tout d'un choix personnel. Nul n'a le droit de s'en mêler. Face à la mort on est seul, vraiment seul. Aucune raison valable d'arriver à la mort (lorsqu'elle est inéluctable bien sûr) par un long chemin de souffrance et de déchéance physique et morale lorsqu'on peut l'éviter. La souffrance n'a jamais grandi personne, jamais fait de bien, y compris à l'entourage qui souffre et se désespère également