Daniel Monterrain
Bonjour, je crois que l'important est de donner la liberté aux individus d'organiser la manière dont ils vont disparaitre. Le problème c'est que lorsque sa situation devient tellement dégradée qu'il serait temps de disparaitre sans souffrir, alors il est trop tard pour organiser son suicide. Et la famille ne peux rien faire puisque l'acte est illégal. Alors il faudrait pouvoir individuellement et à l'avance dire ou décrire ce que l'on accepte ou pas comme déchéance / souffrance. On a bien le droit de porter une carte pour dire "je fais don de mon corps à la science", pourquoi n'aurait on pas le droit de dire "Pitié si j'ai alzheimer, liquidez-moi"... Je vous le demande. Évidemment le cadre le cadre légal pour organiser tout cela sera difficile à mettre en place mais si on ne fait rien on va se retrouver avec une proportion de grabataire malheureux qui vont tout simplement mettre le reste de leur famille dans la peine et globalement la société dans une impasse économique et humaine. Maintenir les gens en vie à tout prix y compris lorsque la vie n'est plus qu'une souffrance et une déchéance est à mon sens inhumain et dégradant
Céline
C'est justement parce que c'est une décision très personnelle qu'il ne faut pas de référendum ! D'ailleurs, s'il était fait il y a fort à parier que la réponse serait "pour". Mais dans le cas contraire, de quel droit une majorité imposerait-elle à une minorité l'absence de choix sur un problème aussi particulier ? Il faut laisser la liberté en la matière. Hermine, quelle dérive... Qu'est-ce que le travail des parents et le droit à avoir des enfants vient faire là ? Un vieux débat: ce n'est pas la quantité d'heures passées avec ses enfants qui est déterminante mais la qualité. Et pour certaines personnes ce n'est pas un choix surtout par les temps qui courent. Vous voudriez que les parents qui ont vu leur situation changer abandonnent leurs enfants conçus en des jours meilleurs ? !
Quant au problème des personnes âgées délaissées il est réel mais lors de la canicule l'euthanasie n'était pas autorisée il me semble. Est-ce que cela a empêché quoi que ce soit ?
Aucun malade ne souhaite mourir en USP ? Pour le savoir réellement il faudrait d'abord donner le choix.
Vous avez vu, comme tout le monde, des cas médiatisés. Ne dites pas que cela n'existe pas !
Celine
Je suis de l'avis de Pierre-Yves. C'est une décision très personnelle, qui dépend des valeurs de chacun. Certains se raccrocheront à la vie à tout prix, d'autres préféreront juste ne pas souffrir... C'est une question de point de vue, et je trouve horrible que d'autres décident à notre place d'une chose aussi personnelle que sa propre vie. On nous impose déjà tant de choses, qu'on nous laisse notre libre-arbitre au moins sur ce point-là !
Hermine
Comment empêcherez-vous les merveilleux chantages de la famille, qui se débarrasse de ses membres "en fin de vie" en les déposant dans un mouroir (comme elle se débarrasse de ses jeunes enfants en les déposant à la crèche... Quel dommage que les crèches ne soient pas ouvertes de 6 h du matin à 23 h 30, cela arrangerait tant de parents, qui doivent aller travailler... Mais qui avaient droit à avoir un enfant). C'est tellement facile de faire "délicatement" comprendre à un "ancien" que... La vie serait tellement plus facile pour tout le monde s'il n'était plus là, à "peser" sur son entourage...
De l'avis des soignants en Unités de Soins Palliatifs, aucun malade qui y est correctement soigné (il y a aujourd'hui des traitements contre la douleur, en particulier... À condition qu'on ne veuille pas exclusivement de l'homéopathie) n'est désireux de mourir