La mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie, présidée par le député Jean Leonetti, a rejeté toute légalisation de l'aide active à mourir, même pour des malades incurables réclamant la mort. Qu'en pensez-vous ?
Etes-vous pour ou contre la légalisation de l’euthanasie ? Pourquoi ?
Je suis pour la légalisation de l'euthanasie, car un malade en fin de vie n'est plus cohérent, seul le dialogue avec son entourage, voir son médecin, bien avant ! Peut nous mettre dans la situation finale pour abréger des souffrances bien pénibles. M. Leonetti n'a pas été touché directement par ce sujet. Que pense le malade lorsqu'on lui dit, vous allez en soins palliatifs... Que devient la dignité ?
Quelle est pour vous la différence entre le refus de l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie ?
S'acharner ? Dans quel but... Ouvrons les yeux et discutons de la réalité des accompagnants. Voir du malade. L'euthanasie a toujours existé, mais secret médical. Milieu hospitalier, les cocktails existent, cessons de nous mentir.
Jacqueline Salenson
Le malade en fin de vie peut être tout à fait conscient, et donner son avis s'il n'est plus conscient, et s'il a écrit ses volontés auparavant, moins de 3 ans avant son inconscience, on devrait tenir compte de ses volontés donc il faut légaliser un droit à une aide à mourir, accompagnement par soins palliatifs certes, mais aussi par aide au suicide ou euthanasie selon les cas et selon la volonté exprimée
Carole Gouyé
Face à la maladie, en phase finale, nul ne peut dire ce qu'il voudra. Si la personne veut aller en soin palliatif elle doit pouvoir y aller - mais y aura-t-il de la place pour elle ? Dans quelle condition ? Par contre si la personne ne veut pas y aller et veut mettre fin au processus elle doit pouvoir le faire. Le médecin, puisqu'il ne peut plus guérir doit s'effacer. Il n'est pas question que le médecin donne la mort. Mais il faut que la personne décidée à "partir" puisse avoir les moyens d'agir dans les meilleurs conditions: c'est son ultime liberté - on ne doit pas imposer les soins palliatifs ils doivent être une solution librement choisie. Les médecins savent se qu'il faut prendre et où se le procurer donc pour eux la décision finale leur appartient mais moi ? N'aurais je que le choix de me pendre ou de sauter par la fenêtre ou de m'installer sur une voie de chemin de fer ?