Alain Roy
Ce ne sont pas les fonctionnaires "petits" qui coûtent cher, mais les "têtes" qui font partie de plusieurs commissions et autres cumuls qui rapportent.
Et diminuer le nombre de fonctionnaires ne diminuera pas le nombre d'énarques qui eux coûtent très cher à la société
Cyrille Gandon
Sympa les commentaires: D. Moi je suis d'accords avec Philipe de Caumont, en partie avec Thomas et totalement d'accords avec Caroline Martin.
Pour ceux qui disent qu'il est facile de s'en prendre aux fonctionnaires, c'est aussi facile de dire ça. Il faut reconnaître que les fonctionnaires ne sont pas, non plus, les plus à plaindre !
Il est tout aussi facile de s'en prendre au gouvernement et aux partie politique, qui parmi la gauche, la droite, le "centre" à encore des idées qui nous conviennent ? Peut on vraiment différencier tout ce beau monde par leurs idées ? Ou bien juste par des jugements "moi je suis pas pour lui.. " ?
Le mal être du monde politique français est bien plus profond qu'une bête crise financière. C'est un trou béant derrière un écran de fumée...
Et Philippe, pour les études supérieurs de vos enfants ne vous en faites pas, il y a les bourses sur critères sociaux qui fonctionne bien si vous avez un revenu annuel de moins de 27 000€. Pour info, moi qui suis dans une famille de 6 enfants, dont mes parents ont un revenu de moins de 27 000€ (mon père un emploie, ma mère 2 à mi temps) 1 frère en primaire, 1soeurs au collège, 1frère eu terminal, 1 frère en bac pro (en internat), 1 soeur au lycée(en internat), je touche 370€ par moi pendant 9mois de l'année scolaire et je ne suis qu'à 45km de mon lieu d'étude. Avec une réduction des frais d'inscription car je suis boursier.
Je pense que vos enfants toucheront ces bourses d'études supérieurs dans votre cas. Sinon c'est que vous n'êtes pas tant à plaindre que ça en fait ; -)
Au passage, dans un an, je part plus loin pour poursuivre mes études, mon frère par loin faire une prépa et mon père n'est pas sur de garder son emploi car sa boite coule, ma mère à un contrat bientôt terminé... Et je pense qu'on s'en sortira vivant... Que si la politique familiale ne continue pas dans cette voie actuel de défavoriser les familles "nombreuses" !
Hermine
Ne pourrait-on pas commencer par interdire le principe de "subvention" par les collectivités, quelles qu'elles soient, quel que soit le statut du bénéficiaire de la subvention (association, syndicat,...) et laisser les particuliers contrôler les finances de ces groupes (garder le principe de la déductibilité fiscale des dons, à hauteur d'une fraction du revenu ou de l'impôt dû). Certaines municipalités accordent des subventions de plusieurs dizaines de milliers d'euros à des associations dont le nombre de membres ne dépasse pas la centaine: ça fait beaucoup par adhérent, pour un résultat pas toujours très évident.
Les petits ruisseaux... Donneraient un total conséquent
Caroline Martin
Intéressant tous ces commentaires. Mais comme toujours, c'est tellement Français. Sans vouloir vous embêter, est ce que vous savez que vous faites partie de la planète terre ? La France est un pays super privilégié, et ça compte aussi pour le bas de l’échelle: Plus de protection sociale, meilleur service de santé (le 2eme au monde après la Suède), super service de
transport, plus d’avantages pour les familles, plus d’avantages pour les sans emploi, meilleures retraites prises plus jeune que dans beaucoup de pays. Il y a aussi des inconvénients : le système de bureaucratie le plus lourd du
monde. Alors même si vous acceptiez tous de rogner un peu par ci et un peu par là, vous seriez encore dans une position de pays qui a plus d’avantages sociaux que beaucoup de ses voisins et ça produirait des économies gigantesques. A propos, je suis aussi Française, mais je vis à l’étranger (Grande Bretagne). Croyez-moi, ça ouvre les yeux de vivre ailleurs. Refusez de vivre dans le monde réel, ca s’appelle
de l’utopie. Ce n’est pas le père Noel qui va payer la note à la fin. Sachez qu’un pays, comme une entreprise, ou comme une famille, peut être déclaré insolvable.
Perdre un peu maintenant, ou perdre tout plus tard ? Telle est la question, je crois. A vous tous de choisir
Thomas
Bravo à tous pour vos réactions, mais ce qui me choque, c'est que c'est bien beau d'en parler sur le net mais que rien ne se passe ni dans les urnes ni dans la rue !
De plus pour le plupart, vous critiquez les grandes entreprises ou les fonctionnaires qui font grève alors que vous n'êtes pas fichus de vous battre pour vos jobs avant d'être sûrs de les perdre...
Stephanie Duvauchelle
Les pauvres instits !
Payés 10160600 euros pour 1 mi-temps. Il mérite bien les 35 petits fauves.
Arrêtez de nous faire pleurer avec la rémunération des fonctionnaires 3 enfants +15 ans d'activité et déjà en retraite.
La nôtre, on ne l'aura jamais, on aura travaillé tout ce temps pour des prunes
Georges
C'est curieux ce grand choeur de voix qui condamne les dépenses publiques de nos gouvernants et dirigeants politiques, on se croirait à l'aube d'une révolution (1789 ? )... Et je m'interroge de plus en plus sur la différence entre ce que l'on peut lire sur vos contributions auxquelles j'adhère (merci Philippe et les autres, sauf De Courmont) et ce qui se passe réellement dans la vie de tous les jours: Sarkozy et ses sbires ont un boulevard devant eux, aucune opposition crédible et sérieuse, un peuple qui les soutient dans sa plus grande majorité dans leurs réformes (voyez les récents sondages de Sarko 1er et les résultats UMP aux élections européennes). Qu'on m'explique d'où vient la distorsion, car je suis en train de me demander si le français n'est pas un aboyeur qui à la moindre flatterie, caresse ou marque d'affection devient un gentil toutou complètement soumis à son maître... Et je n'aimerais pas avoir raison
Josette Francia Bouchet
Je partage avec vous Tous (sauf Mr de Courmont ) ces griefs très justes contre toutes les dépenses somptuaires engendrées depuis deux ans. J'ai l'impression parfois de me trouver dans un mauvais rêve, qui aurait comme cadre la cour du roi soleil... Mais bien sur cela n'est qu'un mauvais songe !
Dom
La réaction de Philippe est pleine de vécu et de bon sens. Les classes moyennes sont les plus pressurisées car nombreuses et sans échappatoire fiscal. A contrario les plus fortunés sont ceux qui s'en sortent le mieux car outre leurs revenus ils bénéficient de dizaines d'astuces fiscales pour échapper souvent à 100% à l'impôt sur le revenu. Et dès que l'on veut braquer les projecteurs sur eux leurs représentants ump poussent des cris comme quoi si on les ennuie trop ils iront s'exiler (beau patriotisme) dans des pays qui savent traiter les riches avec déférence... Et bien soit, qu'ils partent, mais en réalité très peu partiront car la France offre une trop bonne qualité de vie, et nombre d'entre eux ont un job difficilement délocalisable (Notaires par exemple). Recentrons nous effectivement sur tous les jobs, souvent réglementés et protégés, qui bénéficient de rémunérations scandaleuses en plus de l'absence de supérieur hiérarchique (certains Médecins spécialisés, certains huissiers, Notaires, Préfets, Elus, etc... ), plus tous ceux qui sont rentiers et se contentent de toucher les loyers du patrimoine immobilier hérité de leurs parents... C'est tellement facile de pressuriser les salariés de base, tout en faisant fondre sans cesse la valeur de leurs cotisations retraite...
Jeanny Boileau
D'accord avec vous, je suis outrée par l'importance des dépenses supplémentaires de l'Elysée et de l'Etat depuis que Sarkozy prône l'économie ! Il a bien su s'augmenter copieusement pendant que nous nous serrons la ceinture et voyons nos enfants confrontés aux pires difficultés malgré leur travail (quand ils ont eu la chance de ne pas faire partie des "charrettes" de licenciements ! ). Facile de faire de beaux projets qui ne toucheront que le "bas peuple" ! Il peut protester de sa bonne foi, la main sur le coeur, cela a dû mal à prendre ! Que l'on pense à réduire le nombre de personnes gravitant autour des ministres, des députés, des sénateurs. Que l'on apprenne à ces messieurs ce qu'est un volant(avec les limitations de vitesse et les pertes de points conduisant au chômage ! ), qu'ils ré-apprennent à prendre le train, un peu moins les avions privés, qu'ils fassent un peu moins de gueuletons à nos frais sous prétexte de réunions de la plus haute importance ! . Qu'on fiche la paix aux "petits" fonctionnaires(ceux qui bossent: infirmières en tête, transport etc) et qu'on diminue le nombre de hauts-fonctionnaires inutiles et coûteux ! Que soit efficace le contrôle de la sécu et ce auprès de certains individus bien connus ; que les allocations familiales ne soient distribuées qu'à ceux s'occupant de leurs enfants et non à ceux qui procréent à qui mieux- mieux parce qu'ils non rien d'autre à faire et que ça rapporte ! Enfin, bref, qu'on laisse un peu respirer le petit peuple Français ou que celui-ci manifeste enfin son ras le bol... A trop tirer sur la corde...
Alain Paulin
Je bois ses mots, même situation 45 ans, 2 enfants effaré de voir ce que coûte l'état etc. Et ce matin, j'attends ma lettre de licenciement (Secteur Automobile), entreprise à 3 kilomètres de "Continental". Merci Philippe
Marie-Christine Jaglin
Je partage à X % votre avis et vos commentaires !
Mais pourquoi 28 % aux européennes ?
Pourquoi la gauche et "affiliés" ne sommes nous pas allés voter pour contrecarrer cette omniprésence ?
Pourquoi autoriser une journée à 400 000 € comme hier ?
Pour qui ? Pourquoi ?
Il n'est pas normal que nous soyons les seuls: fonctionnaires, sans emplois, classes moyennes à payer pour cette crise qui n'est pas la nôtre.
Le budget de l'Etat, de nos "chers" députés et sénateurs doit être revu à la baisse...
Charles Berg
Je suis bien d'accord avec ceci.
Et en effet, il est facile pour un gouvernement de désigner comme bouc émissaire les fonctionnaires, je veux dire les petits, les sans grades, les instits qui se débrouillent seuls face à 35 fauves, les infirmières qui ne comptent pas leur dévouement, les employés techniques des dde qui font leur possible avec des budgets et des effectifs toujours en baisse. C'est facile pour un gouvernement de désigner ces gens-là comme des chiens galeux, ça permet de masquer les "indemnités" des députés, les fauteuils dorés des sénateurs, les parachutes dorés des patrons incapables, les "commissions" des hauts-fonctionnaires, énarques et autres technocrates ("technocrate nuisible" est un pléonasme).
Le rétablissement d'une vraie notion de service public, avec du personnel correctement formé et assisté dans ses débuts, au lieu d'être méprisé par sa hiérarchie, avec une vraie motivation (au lieu de la recherche du "petit travail tranquille", voire la planque), c'est à dire une vraie administration forte et vraiment au service de ses concitoyens, ça devrait permettre d'endiguer les fortes tentations de dérives de privatisation. L'Etat a un sacré boulot devant lui, et je ne fais absolument pas confiance dans le gouvernement actuel pour aller dans ce sens, au contraire même
Jocelyne Le Brun
Excellent ! Je n'aurais pas pu le dire mieux, et les réactions à cette contribution incitent chacun à réfléchir
merci
Danièle Lissarrague
C'est une honte, toutes ces dépenses à tous niveaux ! Dans ce domaine, pas d'évolution, on se croirait au temps des Seigneurs et des serfs ! C'est très regrettable que le "peuple" ait à toujours se bagarrer alors que pour certains tout leur tombe dans le "bec" si facilement. Je suis écoeurée de ce Pays alors que l'on pourrait y vivre plus heureux ! Dans les années antérieures, nous y avions tout: le travail, la vie quand moins chère, on y arrivait mieux.
Mais la France s'est trop endettée: là dessus il y aurait trop à dire et cela dépasse un peu mes compétences, et si nous n'avions pas fait trop d'assistanat ! La France était un beau Pays dans tous les domaines ; je suis triste de voir ce qu'elle est devenue
Christian Cuzon
Vous avez parfaitement raison, il faut que tous les hauts fonctionnaires prennent en charge leurs dépenses royales avec leur propre salaire. Pourquoi devrions nous leur payer leur loyer, leur chauffage, leurs domestiques, et leurs fastes en général, cela ferait beaucoup d'argent que l'on pourrait investir dans les retraites
Michaël Remy
Déjà si les avantages en excès étant mieux cadrés... Regardez un peu ce que l'on trouve sur le net en ce qui concerne les avantages des politiques: http://www.linternaute.com/actualite/dossier/05/salaires-politiques/salaires. shtml
Jean
Tu résumes très bien la situation Philippe : qu'on s'attaque d'abord aux priviligiés (grands patrons, députes, sénateurs, notaires, chirurgiens, footballeurs) avant de demander des efforts aux Francais moyens
Philippe
Réactions à la réaction ( ! ) de Philippe de Caumont: Ma contribution n'est peut-être pas assez claire. Le réflexe de faire payer toujours plus et toujours les mêmes est bien celui des politiques, pas le mien. Je n'ai rien contre le fait de payer des impôts et taxes, ce qui me révolte c'est que le premier réflexe d'un élu, c'est de consolider sa propre position et de préparer "l'après" de son mandat. Si l'état comptait son argent comme les français sont obligés de le faire avec le leur, son budget ne serait pas un gouffre sans fond. Je ne comprend pas bien qu'il se trouve encore des gens pour encourager un système qui permet de gagner beaucoup plus à moyen terme (que ce soit en bourse ou en politique) qu'en travaillant tout une vie
Philippe De Caumont
Tu es bien comme la plupart des Français, dès qu'il faut payer, ta solution est de faire payer les autres. Pas besoin de lire attentivement toutes les autres réactions tu en trouveras pas un qui accepte de participer de bon coeur à l'effort général. Diviser pour régner est la devise de tous les gouvernants et ça marche à tous les coups (tu en est la preuve)
Jenina
Tout-à-fait d'accord. Il faudrait diminuer les salaires et avantages des ministres, du président et le contribuable devrait pouvoir contrôler les dépenses comme cela se pratique dans un pays du nord. Quant aux retraites, indécent: 6 ans de cotisations contre 40. Ils seraient beaucoup moins nombreux à briguer les postes au gouvernement. Et les parachutes dorés. Etc, etc.. ! C'est un référendum qu'il faudrait sur la diminution des dépenses