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J ai quitté l école en fin de seconde générale sans diplôme en 2003

 J'ai quitté l'école en fin de seconde générale sans diplôme en 2003  

Alexandre le 08 avril 2009

Quelles sont, selon vous, les principales faiblesses de l'Education nationale aujourd'hui ?

A quoi sert-il d’étudier les mathématiques, le français, la physique, la chimie… ?

Pour toute réponse de l’école primaire jusqu’à lycée j’eus : « l’utilité unique réside dans l’obtention du diplôme ».

Je vous laisse méditer à ce sujet...

Pour moi un professeur qui ne voit pas l’utilité de toutes les choses qu’il transmet doit changer de métier.

Les professeurs ne sont pas respectés car ils ne sont pas respectables. Lorsque le professeur de français demande à ses élèves et me
demandait de venir en cours pour analyser un morceau de rap, l’humiliation était profonde consciemment pour moi et inconsciemment pour mes camarades, qui eux optaient alors pour la désertion, la violence ou l’oisiveté...

Lorsque en entrant en classe on perd 5 à 20 minutes le temps que tous soient installé et 5 à 20 minutes vers la fin du cours tous ayant prématurément hâte de quitter la salle, soit 10 à 40 minutes de perdues pour chaque heure de cours, on a le sentiment de perdre son temps, de sombrer dans l’oisiveté...

L’oisiveté, voila, voila le principal problème de l’Education nationale, avec l’infantilisation et la déresponsabilisation...

Mère de tous les vices ?

Violence, drogue, sexe, toutes choses courantes en Education
nationale qui trouveraient leur explication ?

Tout est à refaire.

Pour vous, quel doit être le rôle de l'école ?

Cette question n’est pas à poser en ces termes...

Si l’école a besoin de définir son rôle et qu’elle ne parvient pas elle-même à déterminer son utilité, il faut la fermer de suite...

Un titulaire de Magistère qui sort de faculté sait il lui-même pourquoi il a étudié ?

Le rôle de l’école ?
Le rôle de l’école : centraliser tous les savoirs et les offrir pour transmission à tout citoyen sans condition de richesse, d’âge ni de milieu social

Or, pour transmettre un savoir, encore faut il que celui qui le reçoit ressente le besoin de l’acquérir !

Au lieu de commencer par étudier à l’école il serait plus judicieux de pousser l’élève quelque soit son âge à travailler au préalable ou en parallèle, afin qu’il ressente le besoin d’acquérir les savoirs proposés...

L’élève s’aperçoit ainsi que s’il désir construire une maison il lui faut les math, que s’il désir guérir des maladies qu’il pourrait contracter il lui faut la biologie, que s’il désir changer la société il lui faut une plume, soit le français et l’anglais, que s’il désir être libre il lui faudra l’éducation civique afin de faire valoir et défendre ses droits…

Toutes choses qui sont la vie, qui sont la transmission d’un savoir et toutes choses qui ne sont pas l’Education nationale...

L’Education nationale prépare à un diplôme, belle erreur, les élèves courent après les coefficients, point...

Le but n’est pas d’accroître sa connaissance ni même sa compétence mais de cumuler les clefs que sont les diplômes, afin non pas de se réaliser et de faire progresser la société par un métier, mais d’intégrer un poste bien payé souvent inutile et flagornant, droit inaliénable du diplôme.

Quelles seraient les mesures les plus urgentes à prendre ?

* Education Nationale pour la Nation entière, sans condition d’âge accessible non pas seulement aux enfants ou adolescents

* rémunération des enseignants non plus à l’ancienneté mais sur
résultats mesurés par contrôle commun nationaux tous les trimestres dans toutes les matières

* introduction de cours de théâtre, de Droit, du fait croyant (étude du fait des religions et croyances passés et présentes), de cours d’économie, de cours anglais obligatoire, fusion de l’enseignement du latin et du français, le tout à partir de l’école primaire

* Stage en entreprise à partir du collège au moins 3 mois
par an pendant les vacances principalement + séjours linguistiques

* enseignement des maths, de l’histoire uniquement en
anglais à partir du collège

* possibilité de licencier les profs incompétents

* concurrence entre les écoles suppression de la carte scolaire

* mise en place d’écoles du sur mesures : plusieurs catégories d’écoles pour une pédagogie sur mesure...

1 école à la discipline militaire
1 école avec cours à la carte
1 école de type école libre

* fusion des médias d’états (France télévision…), des musées, des bibliothèques, de la recherche avec l’éducation nationale

* Elargissement d’Erasmus au-delà de l’Europe


De l’inutilité de rêver… N’hésitez pas à réagir.

  • Alexandre

    Claude, ne pensez vous pas que les lycées à la discipline militaire puissent être une solution pour certains élèves ? Je pense à
    ceux qui sont violent, immatures, qui subissent éventuellement le renoncement de leurs parents…
    D’autres élèves a contrario peuvent eux avoir besoin d’un
    tout autre cadre, comme dans les écoles libres où les élèves définissent eux-mêmes leurs programmes, leurs emplois du temps, leurs projets en partenariat avec les enseignants…
    Le sur-mesure en somme et non un moule unique dans lequel des millions et moi-même ne peuvent s’intégrer…
  • Martine

    Le mal ne vient-il pas du fait qu'on a laissé s'instaurer dans la mission d'enseignement, l'idée que n'importe qui pouvait et avait à y mettre son grain de sel ? Quand je suis opérée: je ne me mêle pas de dicter au chirurgien le comment de son protocole... Quand je prends l'avion: je n'exige pas de prendre les commandes... Dans l'éducation ("nationale " en tous cas) "on" a convaincu les élèves et les parents qu'ils étaient aptes à dire aux profs comment procéder, que l'échec d'un élève ne peut être dû qu'à l'incompétence de ses enseignants... D'ailleurs des gens "qui sont ou en vacances ou en grève", ne peuvent être qu'incompétents. La presse depuis des décennies, s'est bien chargée du lavage de cerveau, ce qui arrangeait bien l'Administration qui en a profité pour laisser cette profession devenir une galère: si j'ajoute aux heures de cours devant les élèves, les heures de préparation - et oui des cours, ça se prépare ! Et il n'y a bien que ceux qui ne sont pas profs pour s'imaginer que cela se prépare une fois pour toutes ! - si j'y ajoute les heures de corrections, - et non, tous les profs ne corrigent pas pendant les interrogations parce qu'une interrogation, cela se surveille ! , et une correction ça se réfléchit ! -, si j'y ajoute les réunions de parents, d'équipes, de niveaux, d'enseignement,... Et j'en passe et il s'en ajoute à foison ! Si j'y ajoute encore le temps passé à batailler pour obtenir une demi-rame de papier pour la photocopieuse qui au bout du compte ne fonctionne qu'un jour sur trois, (il faut donc courir à la librairie du coin pour faire les dites photocopies à ses frais...), à batailler pour obtenir le bon formulaire à remplir, pour être autorisé à utiliser tel matériel ou telle salle pour l'un de vos cours, et si j'y ajoute le temps qu'il faut bien trouver pour reprendre une ou deux notions avec tel élève qui n'a pas compris, ou était absent, pour écouter un autre en mal de vivre, parfois trouver l'infirmière pour signaler telle ou telle détresse (et dans ce cas là, parfois, déclencher les foudres de tiers, parents ou services, car "de quoi se mêle-t-on ? ). Le temps passé à se justifier parce qu'on a, - par exemple -, osé coller un élève qui ne vous rend toujours pas le devoir donné il y a un mois pour il y a 15 jours )... Le temps passé à établir par écrit des bilans pour toute action, histoire d'alimenter le discours de nos supérieurs en hauts lieux, j'arrive à des semaines de 55 à 60 heures et encore en dehors des périodes de conseils de classe ! Des horaires de cadres, certes, mais sans le salaire (en fin de carrière, je perçois moins que chacun de mes enfants à leur 1re embauche...) ! Actuellement, l'enseignant qui donne des devoirs est un prof chiant (et comment savoir faire et savoir bien faire sans entraînement ? ) D'ailleurs "on" l'a même interdit en primaire. L'enseignant qui donne des leçons à apprendre, fait figure de dinosaure: de nos jours on apprend plus ! (Et on "redécouvre" ce que l'humanité a mis des millénaires à savoir... Ben voyons ! ) Et les cours doivent être ludiques... (Il faut "interresser" les élèves. Le problème est que la vie n'est pas un perpétuel jeu vidéo... Et jouer sur une console sera toujours plus attirant qu'un cours d'histoire ou de géographie... Tout au moins jusqu'à un certain âge. (Par contre, éventuellement, pour agir en citoyen conscient et responsable, capable de comprendre la Politique -au sens 1er - nationale ou internationale sans gober la version de n'importe quel pantin vociférant ici ou là... Cela est-il suffisant pour justifier de "l'utilité" de ces disciplines ? Ne serait-il pas envisageable de considérer que:
    - oui, il y a des élèves qui "n'en ont rien à faire",
    - oui, il y a des élèves qui ne sont pas faits pour les études (et ce ne sont pas ceux de la 1ère catégorie, ceux là essaient... Cela ne fait pas d'eux des ratés, ils peuvent exceller dans une technique )
    - non, servir la "même soupe pour tous" ne convient finalement ni aux "bons" ni aux "mauvais" (et je m'interroge pour ceux du milieu...) et qu'il serait préférable d'adapter l'enseignement en fonction de l'auditoire
    - oui il y a de mauvais enseignants, mais pas plus qu'il y a de mauvais boulangers, ou de mauvais mécaniciens (et eux ne génèrent pas de discussions sur internet ! )
    - non l'enseignement de base ne doit pas être fait en anglais, le français n'est ni nuisible ni dangereux: c'est notre langue (ce qui n'empêche pas de recevoir un enseignement des langues étrangères, éventuellement, en langues étrangères, pour les volontaires des classes européennes par exemple)
    - oui, le "diplôme", reste indispensable: peut être son obtention doit-elle être améliorée mais, il reste :
    1) une "certaine" preuve de niveau de connaissances ou de compétences
    2) la garantie d'une relative égalité: sans lui on en revient à une société de privilèges, (où les professions et les places se transmettent héréditairement ou par copinage) A ce propos, pourquoi ne pas attribuer ces diplômes par contrôle continu ? ... J'ai bien ma petite idée dictée par l'expérience... : parce qu'alors, il y aurait moitié moins de bacheliers et que cela se verrait que les notes sont relevées... - et oui, il faut une sélection, car l'école doit préparer aux responsabilités, que ce soit celles du grand professeur de médecine, ou celle de l'employé d'un service administratif: ils ont leur rôle à tenir et pas seulement un salaire à recevoir. Endormir l'opinion en lui faisant croire que la réussite est un dû, est peut-être politiquement correct, mais c'est de la démagogie ! Si la réussite doit être accessible à tous, il n'en reste pas moins qu'elle se mérite et qu'elle nécessite des efforts. Personnellement, j'ai fait mon temps et je suis ravie de quitter ce navire en perdition
  • Claude

    Vous avez l'air de savoir ce qui est nécessaire pour que cela fonctionne. Soit ! Mais, à la lecture de votre avis, j'ai l'impression que vous pensez aujourd'hui qu'il faut des repères et des exigences (cours débordé par la discipline), mais je ne suis pas sûre que lorsque vous étiez en seconde, vous auriez apprécié d'être dans un lycée militaire ?
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