La France devrait enregistrer en 2009 un déficit supérieur à 7% du PIB, nettement au-dessus de la limite de 3% fixée par les règles européennes. Quelles sont vos idées pour réduire déficit et dette publics ?
Quelles sont, à votre avis, les principales sources d’économies ?
La commune, la communauté de commune, le canton, le département, la région, l'état, la préfecture, la sous-préfecture et que sais-je encore. Toutes ces administrations ont un coût pharaonique et font bien souvent double voire triple emploi. On a besoin de services publics mais tout de même il faut creuser de ce coté pour faire des économies (sauf pour la santé et l'éducation). L'administration ne crée pas de richesse et c'est ce dont nous avons besoin : le secteur industriel français se réduit d'année en année ; il faut enrayer cette baisse et pour cela il faut accepter d'acheter un peu plus français (un peu plus cher) sans pour cela boycotter les produits d'importation. Il faut faciliter les initiatives individuelles et encourager ceux qui prennent des risques. Et surtout il faut que chacun d'entre nous cessent de penser que c'est toujours les autres qui sont responsables ; cessons d'abuser d'un système (santé, retraite, aides sociales diverses) que le Monde entier nous envie, juste ce qu'il faut, pas plus. Les changements de mentalité sont les plus longs à mettre en oeuvre alors commençons tout de suite.
Quelles mesures fiscales prendriez-vous ?
Il faut rationaliser les prélèvements : les impôts sur le revenu à la source sur son salaire et regrouper le paiement des taxes locales (foncières, habitation, poubelles...) pour réduire les coûts de traitement. Certaines aides sociales devraient être versées directement là ou elles sont prévues (cantines scolaires, achat du matériel scolaire...). Il faut augmenter le plafond de la sécurité sociale aujourd'hui à environ 2600 euros seulement jusqu'au l'obtention de l'équilibre des dépenses de santé.
A quoi êtes-vous prêts à renoncer pour réduire le déficit de la France ?
Couple marié avec revenus moyens avec un enfant à charge fait que nous participons plus aux recettes qu'aux dépenses. Nous ne touchons aucunes allocations ou aides, nous n'avons même pas bénéficié des exonérations fiscales du second et troisième tiers ; juste à la limite. J'ai accepté a la suite d'un licenciement économique de revoir mes prétentions à la baisse pour retrouver un poste rapidement : perte du statut cadre et poste à 39 heures dans une PME (donc fin des RTT) Pas malheureux pour autant. Pour réduire le déficit, réduisons nos dépenses et mettons tous nos efforts pour remettre un maximum d'entre nous au travail.