Suite à la crise et au G20, les banques ont pris des engagements, modifié des comportements (rémunérations, prises de risques, octroi de crédits). Selon vous, le bilan est-il positif ?
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Pourquoi changer ?
Jeffic
le 01 octobre 2009
Pourquoi ?
Les grandes banques, avec l'accord tacite des autorités, peuvent faire à peu près tout sans tomber dans l'illégalité. Les frais bancaires les plus élevés d'Europe : pas grave, "ils" (les dindons de clients) sont là pour payer, non ? Après l'octroi de sommes faramineuses par le gouvernement (donc quelque part l'argent du contribuable) les banques ne se sentent pas l'obligation d'aider à la relance de l'économie en prêtant aux PME (qui sont le poumon de l'emploi), pas grave non plus le Gouvernement fait les "gros yeux de façade" mais s'en moque totalement pourvu que les dividendes et leurs porteurs soient contents ! Faîtes l'expérience de demande d'éco-prêt auprès de votre banque : trois mois de palabres, de vaines promesses pour conclure par "vôtre compte a été à découvert le moi dernier, on ne peut pas vous faire confiance pour le remboursement ! ". Cet argent prêté par le Gouvernement que fait il pendant ce temps ? A qui profite-t-il ? Tant que nous n'aurons pas fait la coupure totale entre les banques de dépôt (comptes courant et prêts particuliers ou entreprises PME PMI) et les banques d'affaires qui joueront entre elles avec leurs boursicoteurs nous en resterons au même point. L'étonnant est de constater que les Français en majorité prompt à râler ne réagissent pas en retirant leurs comptes des entreprises mises en cause dans cette crise !
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Stephane Larottie
Simple: Faire un service public / ou une délégation de service, pour une prestation de base de banque de détail à un tarif régulé. Laisser libre cours aux banques de proposer des services supplémentaires (Carte Gold Platinum, Uranium ou Photovoltaique ou carbone et forfaits etc... ) et se concurrencer sur ces produits. Séparation des branches Détail/bfi Séparer les activités retail des activités financières de marché et d"investissements. Soumettre ces dernières à quelques ratios risques/fonds propres raisonnables en laissant libre la rémunération des traders et autres dirigeants. S'assurer que leur cupidité et leur prise de risque excessive soient suffisamment couvertes pour éviter la socialisation des pertes et que l'impact d'une faillite ne soit pas à un niveau systémique.
Essayer de promouvoir des métiers qui apportent une réelle contribution à la société: certes nous avons besoin d'un banquier pour gérer nos comptes et de temps en temps faire des crédits, en revanche les traders qui jouent avec des effets de leviers énormes sur les marchés agricoles ou de matières premières ou pétroliers sont ils d'une réelle utilité à la société ? Combien de polytechniciens en salle de marché qui gaspillent leur savoir, à faire du jus de cerveau pour mieux spéculer... C'est aussi un choix de société. Cela étant, tout étant un peu lié: patrimoine élevé, rentabilité du patrimoine, taxation, paradis fiscaux, rémunération capital travail... Oui c'est bien l'échec d"une vision politique humaniste ou la réussite de l'individualisme égoïste. Le secteur bancaire n'en est qu'une illustration un peu extrême
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Gilles Mas
Interdire le métier de banque Généraliste. Voilà la seule mesure crédible en effet !
Les activités de prêts aux particuliers, avec les critères français, ne présente que peu de risque.
Il faut "cantonner les risques" pris par les banques d'affaires sous une personnalité morale indépendante et suffisemment dotée en fonds propres...
gm
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