Alors que le couple présidentiel aurait entamé une procédure de divorce le 15 octobre, Cécilia Sarkozy est revenue sur le devant de la scène médiatique. Charisme, engagement, personnalité, glamour... Quel jugement portez-vous sur elle ?
Elle est belle et très classe (facile quand on en a le temps et surtout les moyens), un rien hautaine (on pourrait croire à de la timidité, quelle actrice), et franchement snob, en affichant éternellement un air blasé de celle qui a déjà tout vu. On devine qu'elle est encore jeune et fraîche, pas usée par le quotidien (bien qu'elle arrive à la cinquantaine) car elle a eu la vie facile auprès d'hommes riches qui lui assuraient sa pitance. Elle n'est ni souriante, ni chaleureuse et je me demande plus pourquoi Nicolas Sarkozy est allé chercher un peu de tendresse auprès d'une journaliste, alors qu'il avait une femme aussi belle que l'est Cécilia, à la maison... Cécilia est coincée et opportuniste mais il avait besoin d'elle pour se présenter à l'élection :
nous voici, encore une fois, en présence d'un couple d'opérette à l'Elysée. Quel dommage !
Qu'apporte-t-elle de neuf à la fonction présidentielle ?
Les couvertures de "Paris Match" et un coté "people" que je trouve indécent quand on connaît la situation de nombreux Français qui ont du mal à manger après le 15 du mois... Elle apporte aussi, ce qui est nouveau et finalement rafraichissant, la présence d'enfants dans l'entourage
présidentiel, qui forment une famille dit "recomposé".
Selon vous, quel rôle devrait-elle jouer ?
Les Français ont voté pour son époux, pas pour elle. Je comprends aussi qu'il soit ardu de se faire une place, surtout auprès d'un "hyperactif" comme l'est notre président. Soit elle parvient à s'affirmer et à exister par elle même, soit elle reste dans son ombre et continue à être la belle plante décorative de la République (un peu réducteur, non ?). Elle devrait descendre de son piédestal et se frotter à la vie rude de ceux qui se lèvent tôt pour aller au travail : rendre visite à des ouvrier(e)s dans une usine et discuter de leurs difficultés quotidiennes. Cela lui ouvrira les yeux et elle mesurera alors l'ampleur de sa chance. C'est bien joli d'aller papoter avec un dictateur et de faire libérer les infirmières bulgares emprisonnées injustement (et de tirer les marrons du feu au détriment de l'Union Européenne qui négociait depuis 2 ans) mais elle pourrait s'intéresser à ce qui se passe en France et laisser l'humanitaire au "french doctor" des Affaires Etrangères. Faire du "social" n'est pas le pré-carré de la gauche et les sujets ne manquent pas : la maltraitance, le droit au logement, les "sans papier", les handicapés, les SDF, les enfants malades, sans parler de la cause animale... Elle a du travail concret et enrichissant pour 5 ans si elle le veut vraiment ! Mais pour accomplir tout ça, elle va devoir faire preuve de compassion et d'empathie, se laisser aller à un peu plus de naturel. Moins de rigidité et plus de douceur ne nuiront pas à son image, au contraire.