Après presque 20 ans de vie commune et 12 ans de mariage, Nicolas et Cécilia Sarkozy ont annoncé leur séparation par consentement mutuel dans un communiqué officiel daté du 18 octobre. Qu'en pensez-vous ? Aura-t-elle des conséquences politiques ? Pourquoi maintenant ? Donnez votre avis sur la rupture la plus médiatique de la République.
Ce divorce peut-il avoir des conséquences politiques ? Lesquelles ?
Je ne pense pas. C'est nouveau d'avoir un président divorcé, mais pourquoi pas ? Elle a peut-être joué un rôle avant l'élection, mais c'était une erreur. Je ne pense pas qu'elle servait Nicolas. Il est bien capable de se débrouiller sans elle. De toute façon, l'image qu'elle renvoyait de son mari n'était pas bonne, et il semblait dommage qu'il ait l'air de tenir tant à ses avis. Elle est toujours apparue comme son point faible. Maintenant, c'est lui qui sera plus libre. Elle, à vrai dire, je me fiche bien de ce qu'elle peut devenir. J'espère seulement qu'elle saura s'occuper de ses enfants, à défaut de s'occuper de son mari. Une femme comme ça n'a rien à faire en politique ; elle est trop égocentrique.
A votre avis, pourquoi ce divorce a-t-il lieu maintenant, seulement 6 mois après l’élection de Nicolas Sarkozy ?
Sans doute parce qu'il fallait attendre. Il n'a pas voulu heurter les sensibilités. Je pense qu'il lui a demandé d'attendre le bon moment. Mais, à mon avis, un divorce plus tôt n'aurait pas changé la donne. Je ne crois pas que Cécilia était populaire. Au contraire.
Il n'est pas toujours nécessaire de respecter les conventions. Tout le monde savait qu'elle ne les respectait pas et ne les respecterait jamais. D'ailleurs, elle n'a même pas été capable de donner le change jusqu'à l'annonce de l'inéluctable. Elle n'a pas su se tenir.
Ce divorce change-t-il votre vision de Nicolas Sarkozy ?
Oui. Je suis heureuse qu'il se soit enfin résigné à se séparer d'elle. On ne peut pas être un président avec des peines de cœur, et l'on ne doit pas faire semblant. Mitterrand a fait semblant, mais il y a un siècle de cela... Autres temps, autres mœurs. Pour moi, Nicolas Sarkozy a montré une nouvelle force. Il n'a pas besoin de cette femme-là pour gouverner la France. Il l'aimait, certes, mais il y a plus important... Et le méritait-elle ? Entre la France et elle, il a choisi. La France n'a pas besoin d'une Diana, qui, d'ailleurs, était autrement douée que Cécilia, qui n'a manifesté que mépris à l'égard des Français. Non, Cécilia ne méritait pas d'être la femme du président de la République. Elle ne voulait pas l'être, tant mieux! Nous non plus ne voulions pas d'elle. Nicolas s'est enfin ôté l'épine qui l'empêchait de marcher. J'espère qu'il trouvera quelqu'un à sa mesure! Quelqu'un qui l'épaule au lieu de lui poser des problèmes.