Le Sénat examine un projet de loi sur le service minimum qui pourrait devenir, selon François Fillon, un modèle pour d'autres secteurs, notamment l'Education nationale. Obligation pour les salariés de se déclarer gréviste 48h avant la grève, instauration d'un vote à bulletins secrets 8 jours après le début de la grève pour décider de la suite du mouvement... Quel est votre avis ?
Que pensez-vous de l'obligation, pour les salariés, de se déclarer gréviste 48h avant la grève ?
Il faudrait imposer 96 heures avant la grève pour que le public puisse prendre ses dispositions.
Que pensez-vous de l'instauration d'un vote à bulletins secrets 8 jours après le début de la grève pour décider de la suite du mouvement ?
Indispensable. Les avis des syndicats masquent toujours la véritable opinion des salariés.
Pour Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, l'ajout dans le projet de loi de la mention "Les jours de grève ne seront pas payés" est uniquement une provocation, car c'était déjà le cas. Qu'en pensez-vous ?
Si le droit de grève est reconnu en démocratie, il est normal que, en paralysant parfois le pays ou une région ou une entreprise, les salariés assument aussi leurs responsabilités. Donc pas de paiement des jours de grève.
Pensez-vous qu'un service minimum dans l'Education nationale, qui garantirait aux élèves de tous les niveaux d'être au moins accueillis dans les établissements, soit une bonne idée ?
Le service minimum doit exister partout: il faut accueillir tous les élèves dans les établissements. C'est une condition obligatoire.
A quel autre service public souhaiteriez-vous voir étendu un service minimum ?
A tous les services publics qui sont toujours en grève et qui paralysent le pays en entraînant des pertes financières dans toutes les entreprises, et paralysent donc l'économie du pays tout entier.