La Secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusk-Morizet a dû s'excuser après avoir critiqué la lâcheté de son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, et du chef de fil des députés UMP Jean-François Copé, à propos des OGM. Selon vous, de quelle liberté de parole doit bénéficier un ministre ? Peut-il exprimer un désaccord avec le président, le Premier ministre ou un autre ministre ? Participez
Les ministres sont des citoyens avant tout Bernard Nivois, Elne Un ministre peut-il, selon vous, exprimer publiquement un désaccord avec le président ou le Premier ministre ? Oui, car s'il a été nommé par le Président en accord avec son programme et que rien ne l'empêchait de refuser, il peut survenir au cours du mandat (5 ans) des situations imprévues pouvant choquer les idées ou la personnalité du ministre, et il doit le faire savoir. Plus ou moins discrètement, toute la question est là.
Quels seraient, selon vous, les "risques" ou les avantages d'une liberté totale de parole des ministres au gouvernement ? On peut aussi appliquer la formule de J. P. Chevènement : "un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne", mais je crois qu'une liberté de parole bien comprise ferait savoir qu'il n'y a pas que des marionnettes au pouvoir.
Les ministres d'ouverture et ceux de la majorité ont-ils, selon vous, la même liberté de parole au gouvernement ? Pourquoi ? Bien sûr que non, puisque les ministres de la majorité sont à la botte du Président et risquent de se retrouver sans portefeuille s'ils ont des états d'âme. Les ministres d'ouverture ont accepté leur nomination parce qu'ils pensaient sincèrement apporter quelque chose de neuf dans la politique. Les "gardiens du temple" se sont chargés de les rappeler à l'ordre et finalement rien n'a changé. Je suis vraiment déçu !