La Secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusk-Morizet a dû s'excuser après avoir critiqué la lâcheté de son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, et du chef de fil des députés UMP Jean-François Copé, à propos des OGM. Selon vous, de quelle liberté de parole doit bénéficier un ministre ? Peut-il exprimer un désaccord avec le président, le Premier ministre ou un autre ministre ? Participez
Libre mais... Joëlle Cloâtre, Equerdreville
Joëlle Cloâtre
Un ministre peut-il, selon vous, exprimer publiquement un désaccord avec le président ou le Premier ministre ? Il semble évident qu'un ministre en désaccord avec sa "hiérarchie" doit défendre son point de vue avec celle-ci, Premier ministre ou président. Il a forcément le droit de s'exprimer dans l'exercice de ses fonctions.
Quels seraient, selon vous, les "risques" ou les avantages d'une liberté totale de parole des ministres au gouvernement ? La liberté n'est possible que si le courage, la franchise, la connaissance et la lucidité la précèdent. Un ministre devrait faire preuve de réflexion et agir avec sa raison plutôt qu'avec ses pulsions.
Les ministres d'ouverture et ceux de la majorité ont-ils, selon vous, la même liberté de parole au gouvernement ? Pourquoi ? Qu'ils soit d'ouverture ou de la majorité, un ministre qui a accepté ses fonctions n'est pas dispensé d'un certain nombre de devoirs et de règles. Et s'il se sent inutile ou atteint dans sa liberté de conscience, qu'il démissionne.