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CONSEILS
 
Février 2007

Que faire de son PEL ?

Face aux mesures fiscales et à la concurence des autres placements, le PEL perd de son attractivité. Que faire pour garder un investissement rentable dans ces conditions ? Réponses.

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Initialement conçu comme un moyen de combiner épargne et financement immobilier grâce à l'obtention d'un crédit à taux réduit, le Plan Epargne Logement est désormais largement pénalisé par la fiscalité qui pèse sur lui.

Une première étape a été franchie en 2002, lorsque la prime d'Etat qui vient majorer de 1 % son rendement a été subordonnée à la réalisation d'un emprunt. Mais c'est surtout depuis 2006 que ce placement est devenu bien moins intéressant, un amendement à la Loi de Finances ayant mis fin à sa défiscalisation.

Du coup, les PEL ouverts depuis plus de 10 ans sont dorénavant soumis aux prélèvements sociaux - même en l'absence de clôture - et les intérêts des PEL de plus de 12 ans sont imposables. Le détenteur peut alors choisir entre un prélèvement forfaitaire libératoire de 16 % ou des prélèvements progressifs annuels.

Alors, conserver ou liquider ?

Ouvrir un PEL aujourd'hui sans avoir de projet immobilier n'est pas le meilleur placement. Son rendement de 2,5 % avant prélèvements (la prime de 1% étant conditionnée par la souscription d'un emprunt) s'avère trop faible au regard d'autres produits de longue durée, notamment les assurances vie.

Par contre, un PEL ouvert avant le 12/12/2002 est un bon placement qui doit être conservé. La prime d'Etat n'étant pas liée à la réalisation d'un emprunt, les rendements nets dépassent parfois 5 % en fonction de l'année d'ouverture.

Pour les plans épargne logement ouverts après 2002 arrivant à échéance des 4 ans, et dont on souhaite utiliser le droit à prêt, il est impératif de se renseigner sur les taux du marché qui pourrait se révéler inférieurs.

Depuis 2003, le taux maximum associé à un PEL est fixé à 4,20 % entre 2 et 15 ans dans la limite de 92.000 €. Ce taux inclut les frais de gestion et les frais financiers.

De leur côté, les taux bancaires ne sont pas calculés exactement de la même manière, et ne tiennent pas compte des frais inhérents au prêt. Cependant dans une période de taux bas, comme c'est le cas actuellement, les taux préférentiels du PEL peuvent ne pas être les meilleurs du marché. Certains frais comme les frais de gestion peuvent en outre être négociés auprès des banques lors de prêts classiques.

Rendement du PEL
Ouverture
Taux brut avec prime
Depuis août 2003
3,5%
01.07.00 au 31.07.03
4,5%
26.07.99 au 30.06.00
3,6%
09.06.98 au 25.07.99
4%
23.01.97 au 08.06.98
4,25%
07.02.94 au 22.01.97
5,25%
16.05.86 au 06.02.94
6%
Source : Tout l'immobilier - Nicolas Tarnaud Editions Marabout / 2006



Vers quels autres produits se tourner ?

Le rendement actuel de 3,5 % brut du PEL est principalement concurrencé par les assurances vie. Avec des taux bruts avoisinant les 4,5 % et des avantages fiscaux en fonction de la durée d'épargne, elles sont la principale alternative pour les placements de long terme.

Les banques proposent aussi des "supers livrets" rémunérés entre 2 et 6 %. Mais attention car ces produits peuvent se révéler attractifs que sur une courte période uniquement, ces taux n'étant garantis que quelques mois.

Dans une moindre mesure, les nouveaux Livrets de développement durable (LDD) rapportent 2,75 % net, sont totalement défiscalisés, mais sont plafonnés à 6.000 €.

 

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