Lion GP Diversification a connu une très forte progression. Quelles sont les spécificités de ce fonds ? Comment expliquer sa bonne tenue au cours des douze derniers mois ? L'éclairage d'Arnaud Gamain, gérant de Lion GP Diversification.

 

Pouvez-vous nous présenter Lion GP Diversification ?

Arnaud Gamain : Ce fonds est composé pour 40 % d'actions de pays émergents, pour 40 % de petites et moyennes valeurs (jusqu'à 5 milliards de capitalisation) et pour 20 % de valeurs de sociétés exploitant des ressources naturelles. Nous avons également investi depuis 4 ans dans des valeurs de sociétés foncières pour une faible part. Notre allocation s'inscrit donc dans une logique de diversification.

 

description brève de l'image
 
Arnaud Gamain, gérant de Lion GP Diversification
 
"La diversification du fonds explique sa bonne tenue"

Pour se faire, le comité d'investissement donne tout d'abord des vues globales qui sont ensuite déclinées sous la forme d'une allocation entre les trois principales classes d'actifs du fonds. Au sein de chaque marché, une hiérarchie est alors établie en tenant compte de critères tels que la valorisation, l'anticipation des bénéfices, ou encore les flux. C'est à ce moment que notre relation privilégiée avec nos spécialistes joue tout son rôle. Il s'agit alors d'identifier le support d'investissement le plus adapté à notre anticipation de marché.

En ce qui concerne les arbitrages, nous les effectuons davantage à l'intérieur des différentes classes d'actifs (tous les trimestres) qu'entre les classes (anticipations à 6 mois).

 

Comment expliquez-vous les performances de Lion GP Diversification ?

D'une part, la combinaison des trois axes de diversification évoqués précédemment est indéniablement un des facteurs essentiels expliquant ce rendement attractif. Ainsi, nous avons pu bénéficier de la croissance mondiale grâce à notre investissement dans les pays émergents. L'Amérique Latine, par l'intermédiaire de fonds comme CAAM Funds Latin America Equities, s'est par exemple révélé un marché très porteur cette année. La forte croissance associée à la diminution des risques géopolitiques dans cette zone permet d'obtenir un couple risque-rendement très attrayant.

D'autre part, les petites et moyennes valeurs correspondent souvent à des sociétés exposées aux cycles économiques. Compte tenu de la conjoncture actuelle, là encore, les conséquences sur le rendement du fonds se sont avérées très positives. Nous avons également profité de la bonne santé du secteur des ressources naturelles, liée d'ailleurs aux besoins d'équipement créés par la croissance dans les pays émergents.

Enfin, la relation étroite que nous entretenons avec des gérants spécialistes contribue à améliorer la performance. Nous disposons ainsi d'équipes à Hong-Kong, à Londres ou à Paris, mais aussi d'experts dédiés aux petites et moyennes capitalisations.

 

Quel est le profil de risque Lion GP Diversification ? A quels types de souscripteurs s'adresse-t-il ?

Dans l'absolu, le risque est élevé car le fonds est exposé à 40 % en actions de pays émergents. Il existe également un risque de change mais nous disposons d'outils de couverture et d'arbitrage de devises.

Pour autant, ce fonds reste une bonne source de diversification grâce aux autres classes d'actifs. Ce produit correspond bien à ceux qui souhaitent investir dans les pays émergents mais sans tout miser sur ce secteur. Notre objectif est d'offrir une diversification à des personnes qui investissent déjà sur des marchés de pays développés.

 

Comment envisagez-vous l'évolution du fonds ?

La croissance mondiale reste encore à un niveau élevé et le secteur des matières premières bénéficie d'un nombre important d'opérations de fusions-acquisitions et de la remontée du prix du pétrole. Nous sommes donc relativement confiants sur l'évolution du fonds.

Toutefois, nous restons prudents au sujet des petites et moyennes valeurs qui sont plus chères que les grandes et sensibles à l'évolution des taux. Même si elles bénéficient de la croissance actuelle, nous avons observé un resserrement entre les grandes capitalisations et ces mid caps, qui rend le couple risque-rendement de ces dernières moins attractif.

 

Quels sont les frais de gestion ? A combien s'élèvent les droits d'entrée ?

Les frais de gestion maximum TTC, directs et indirects, sont respectivement de 1 % et de 2,5%. Quant aux frais d'entrée, ils varient selon les distributeurs, mais ils sont au maximum de 2,5 %.

 


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