Si vous avez la chance d'être client d'un banque mutualiste (Caisse
d'épargne, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Banques Populaires)
ou d'une assurance mutualiste (Maif, Macif, Gmf, Maaf, Altima, Mapa, Covea, Agpm), vous pouvez prétendre au statut de sociétaire.
Vous aurez alors la possibilité d'influencer la politique commerciale
de votre établissement. Vous pourrez également en retirer quelques
avantages (tarifs préférentiel sur certains produits, coûts
de gestion réduits, financement à taux préférentiel).
Par exemple, le Crédit Mutuel de Bretagne propose son offre Eurocompte pour
60 euros par an, avec un compte courant, un chéquier reçu à domicile, une
carte bancaire, des services de banque à distance… quand un client classique
s'acquitte d'environ 90 euros pour les mêmes services.
Comment accéder au statut de sociétaire
?
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Yves Léon, responsable de l'animation de la vie
sociale au Crédit Mutuel de Bretagne © Crédit
Mutuel
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Il faut posséder un ou plusieurs titres de propriété d'une société coopérative
ou d'une mutuelle. Autrement dit, détenir des parts sociales de la banque
ou de la compagnie d'assurance. Ce sont ces titres de placement qui permettent
d'obtenir le statut de sociétaire. Il ne faut pas les confondre avec les
actions. Il n'y a pas de cotation et la valorisation de la part ne repose
pas sur les fluctuations du marché. Et ces titres ne peuvent pas être
cédés sur un coup de tête.
La valeur d'une part varie selon les banques et assurances mutualistes.
"La part sociale minimale est de 15 euros", annonce Yves Léon, responsable
de l'animation de la vie sociale au Crédit Mutuel de Bretagne. A la Caisse
d'Epargne, elles sont vendues au prix de 20 euros, mais la première part
peut être souscrite au prix préférentiel de 16 euros.
Obtenir des parts sociales est donc tout à fait abordable. De plus,
elles sont rémunérées. Le montant est établi chaque
année lors de l'Assemblée générale de l'établissement financier mutualiste
et avoisine 3 % de leur valeur en moyenne.
Le droit de vote
La détention de parts permet d'influencer les choix de l'établissement
mutualiste en participant aux Assemblées générales annuelles locales, et
d'élire, parmi les sociétaires, ses représentants. Chaque sociétaire dispose
d'un droit de vote selon le principe "un homme égal une voix". C'est-à-dire,
qu'une personne ne détenant qu'une seule part sociale pèse le même poids
qu'un sociétaire qui en possède des dizaines. Les représentants élisent
à leur tour des administrateurs ou délégués au niveau régional, pour ensuite
choisir les représentants nationaux.
C'est par le biais de ces représentants que le sociétaire peut ainsi formuler
des suggestions sur l'évolution de la société ou faire remonter son mécontentement.
Ces éléments seront discutés lors des conseils d'administration. Grâce à
ce système, un peu complexe, le sociétaire est donc un client qui dispose
d'un moyen de pression sur sa banque ou sa compagnie d'assurances.