Cac 40 : la chute se poursuit, c'est grave docteur ?

Cac 40 : la chute se poursuit, c'est grave docteur ? Les valeurs françaises ne cessent d'être attaquées depuis des jours. La tendance à la baisse du CAC 40 révèle les inquiétudes profondes des investisseurs.

La crise de confiance touche toutes les places boursières européennes, mais à Paris, l'inquiétude commence à s'installer durablement. Le CAC 40 est passé ce jeudi 16 octobre sous le 3 800 points, au lendemain d'une baisse historique de la bourse parisienne depuis juin 2013. Ce sont surtout les valeurs pétrolières, bancaires et cycliques qui sont affectées. Total enregistre une baisse de -3,44 %, Sanofi une chute de -1,60 %. En cause, toute une série de facteurs qui impactent la confiance des marchés et qui laissent craindre une tendance de fond à la baisse.

Depuis le début du mois, le CAC 40 a perdu plus de 10 %. Parmi les facteurs d'inquiétude pour les investisseurs, la probable vente d'actifs de l'Etat, qui devraient être compris entre 5 et 10 milliards d'euros sur 2014 et 2015. Hier, Emmanuel Macron a annoncé que l'Etat souhaitait ainsi se désendetter et investir grâce à cette manne dans des secteurs jugés prioritaires. Mais ces annonces ne sont pas grand chose comparées aux tensions constatées sur le marché obligataire européen. Un retour d'un crise des dettes souveraines n'est plus de l'ordre du fantasme depuis que la BCE est intervenue en Grèce et l'émission obligataire espagnole.

La baisse de l'inflation en septembre dans la zone euro et la déflation constatée en Grèce a des conséquences sur la consommation, qui tend à la baisse, pouvant entraîner dans les semaines à venir des baisses de production. Les marchés sont donc en pleine méfiance, d'autant que le FMI a révisé ses prévisions de croissance mondiale à la baisse à 3,3% pour 2014 et 3,8 % pour 2015, sans parler des mauvais chiffres de l'activité aux Etats-Unis, qui laissent imaginer une reprise moins solide qu'attendue. Enfin, la panne allemande semble se vérifier dans les indicateurs comme le ZEW. Les commandes et les exportations de l'économie outre-Rhin sont en baisse et la croissance devrait être nulle. Les actions européennes seraient donc en train de corriger des anticipations sans doute trop optimistes sur les profits auparavant envisagés.

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