La souscription à un emprunt obligataire comme celle proposée par EDF est d'une taille inédite. Il s'agit de collecter près de 1 milliard d'euros pour permettre au groupe de financer de lourds investissements. 7,5 milliards d'euros sont déjà inscrits sur l'exercice 2009. Or, les finances commencent à se tendre pour tenir ces objectifs. Sur l'exercice 2008, les emprunts et dettes pèsent pour 37,451 milliards d'euros soit une progression de 34,08 % par rapport à 2007. Et les engagements non pris en compte dans le bilan du groupe atteignent un montant de 100,2 milliards d'euros.
Dans le même temps, la capacité du groupe à mobiliser des liquidités pour payer ses emprunts s'est réduite. Les flux de trésorerie nets générés par les activités d'EDF, qui mesurent cette capacité, se sont réduits de 25,92 %, à 7,572 milliards d'euros entre janvier et décembre 2008. Au total, sur le précédent exercice, le résultat net a reculé de 39,48 % à 3,4 milliards d'euros. Autrement dit, l'emprunt obligataire correspond au tiers des bénéfices réalisés en 2008.
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| | EDF veut également rivaliser avec son concurrent GDF-Suez sur le marché du gaz. © Rebel - Fotolia | |
Avec les sommes collectées, EDF souhaite s'engager dans des projets de rénovation de ses outils de production d'électricité et de développement des énergies non émettrices de CO2. L'accent doit être mis sur les centrales nucléaires, qui a elles seules fournissent 87,3 % de l'électricité produite par EDF, mais aussi sur les énergies dites renouvelables comme le solaire ou l'éolien. Pour compléter, l'hydraulique ne contribue qu'à hauteur de 9,4 % du volume d'électricité fabriqué par EDF et le thermique 3,3 %. A coté de la production d'électricité, EDF entend également devenir un acteur référent du gaz pour rivaliser avec son concurrent GDF-Suez.