Plusieurs éléments clés risquent de perturber la hausse qui s'est déroulée jusqu'à présent sans grand questionnement. Les taux d'intérêt long terme d'abord sont en nette hausse et pourraient laisser apparaître les actions moins attractives que prévues voire handicaper dès maintenant la reprise. Cette tension sur les parties longues des courbes d'Etat s'expliquent par une défiance vis-à-vis des dettes publiques devenues explosives par la nécessité de relancer très fort, et par le désintérêt de ces actifs qui avaient servis de valeur refuge dans la crise.
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| | La Banque centrale américaine (Réserve Fédérale - FED) va-t-elle resserrer ses taux pour éviter une bulle de liquidité comme en 2003-2004 ? © Natixis AM | |
De plus, de nombreuses interrogations surgissent quant à l'attitude des banques centrales, et de la Fed en particulier, sur la sortie de crise. La Réserve Fédérale (FED) resserrera-t-elle très vite (une partie du marché anticipe cela dès la fin de l'année) ses taux pour ne pas reproduire le même contexte de bulle de liquidité qu'en 2003-2004 ? Ou au contraire sera-t-elle tentée d'aller jusqu'à injecter un peu d'inflation pour définitivement tourner la page de cette crise et permettre au marché immobilier de s'inverser ? Dans les deux cas, les taux longs étant allés très bas, aux USA notamment, il n'est pas surprenant que le marché se protège contre l'une ou l'autre de ces possibilités. Les points-morts d'inflation sont du reste passés de territoire négatif à positif relativement rapidement. Enfin, la hausse du prix du pétrole, invitée surprise de ce printemps, pourrait freiner les dépenses de consommation des ménages en plein regain de confiance depuis quelques semaines.
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| | Les cours du baril de pétrole sont à nouveau en progression depuis le mois de février 2009. © Natixis AM | |