Le concept de notation extra-financière est très à la mode. Pour bien l'appréhender, il faut regarder du côté de ses racines. La notation extra-financière, ou notation sociétale, apparue au début du XXe siècle aux Etats-Unis évalue des éléments plus immatériels que les instruments financiers comme les critères sociétaux et environnementaux, en rapport avec les concepts du développement durable.
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| | Schéma d'un cycle dynamique en quatre étapes d'une démarche de responsabilité sociale de l'entreprise. © Clarans | |
La notation financière, ou rating dans le monde anglo-saxon, est l'appréciation par une agence indépendante et reconnue du risque de solvabilité financière d'une entreprise, d'un État (notation souveraine) ou d'une autre collectivité publique, nationale ou locale, d'une opération (emprunt, emprunt obligataire, opération de financement, titrisation...). Elle consiste à attribuer une note (de AAA à D) correspondant aux perspectives de couverture de ses engagements envers ses créanciers (fournisseurs, banques, détenteurs d'obligations...).
A date, la notation sociétale ne bénéficie pas encore du même niveau de légitimité de la part des États, des entreprises ou des investisseurs. Elle évalue les engagements, les politiques mises en œuvre et les performances de l'entreprise dans les domaines sociaux, environnementaux et de gouvernance liés à ses activités. Les effets d'un tel engagement sur les résultats opérationnels de l'entreprise ou sur la perception qu'elle donne auprès de ses parties prenantes ne peuvent trouver leur véritable signification et leurs bénéfices que sur le moyen et long terme. Certes, le développement d'un premier diagnostic participe à la prise en considération d'informations importantes à la construction du plan stratégique de l'entreprise. Mais il ne suffit pas à sa juste mise en conformité au regard des attentes suscitées par une telle démarche. S'arrêter là rendrait futile une notation par un organisme extérieur.
La collecte d'informations
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| | Schéma résumant l'ensemble des données collectées pour établir les avancées sociétales d'une entreprise cotée en Bourse. © Clarans | |
Les méthodes de collecte d'informations et les sources utilisées varient peu d'une agence à l'autre. Différentes sources d'information principales sont employées. L'entreprise est consultée couramment par voie de questionnaires. Cette pratique a été abandonnée par certains organismes qui préfèrent analyser d'abord les documents publics des entreprises puis les interpeller ensuite sur des points précis. La consultation de l'entreprise peut également passer par l'organisation de rencontres avec la direction de l'entreprise au sujet de ses politiques sociales et environnementales.