Partager cet article

RSS
L'Internaute > Argent
> Bourse
 CONSEILS 
Janvier 2006

EDF: une valeur chahutée mais à conseiller

L'introduction du titre EDF à la bourse de Paris a été très difficile. Mais une fois la tempête passée, le titre retrouve de nombreux attraits. Un placement finalement à conseiller de manière inattendue.
Envoyer à un ami | Imprimer cet article

L'action EDF a été introduite en Bourse le 21 novembre 2005 au prix de 32 euros. Cette mise en cotation représentait la plus grosse introduction en Bourse des entreprises publiques et a placé le titre à la trentième place de l'indice CAC 40, eu égard à sa capitalisation boursière flottante (négociable en bourse) et à la quatrième place en capitalisation boursière totale. Elle a permis à l'entreprise EDF de dégager 7 milliards d'euros.

Une introduction en bourse difficile

   EVOLUTION DU COURS DE L'ACTION EDF

Pourtant, cette introduction a constitué une cruelle désillusion. Le titre s'est fortement déprecié, jugé trop cher par les analystes, dès l'ouverture de la cotation et a continué à dégringoler jusqu'ici, provoquant la colère de presque cinq millions de petits actionnaires qui s'étaient précipités sur le titre. Néanmoins la valeur semble aujourd'hui prometteuse pour les raisons suivantes.

» Le titre EDF a dores et déjà gagné 8 % depuis le début de l'année 2006 : il se trouve au plus haut depuis son introduction à 32 euros au mois de novembre dernier. Le cabinet Lehman Brothers incite à surpondérer le titre dans ses portefeuilles, et le cabinet Morgan Stanley affiche un objectif pour le titre de 40 euros, alors qu'il s'échange aujourd'hui à plus de 36 euros. Le titre étant particulièrement bas, les chances de plus-values s'en trouvent augmentées.

» En outre, la direction d'EDF a annoncé plusieurs cessions d'actifs en 2007, ce qui a été bien perçu par le marché.

» La prédominance de la production nucléaire d'EDF met le titre relativement à l'abri de la flambée du pétrole. EDF a par ailleurs annoncé qu'elle réservait pour 2005, 2006 et 2007, 50 % de son bénéfice net hors éléments exceptionnels dans la distribution de dividendes.

» Enfin, la direction d'EDF a lancé un programme d'investissement impressionnant à hauteur de 40 milliards d'euros d'ici 2010, dont une trentaine pour les années 2006/2008, soit 50 % en France sur son obligation de service public et 5,4 milliards pour sa production française. Plus de sept milliards seront investis dans son développement international et gazier.

Le seul point noir de ce tableau idyllique est que le gouvernement, dans son contrat de service public avec la société, a fixé une période de cinq ans sans modification tarifaire. Mauvaise nouvelle pour les actionnaires, bonne nouvelle pour les consommateurs !

 
 Nicolas Joret, L'InternauteArgent
 
Magazine Argent
Envoyer | Imprimer
Haut de page
 
 

Newsletters Gratuites

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters