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 CONSEIL 
Mai 2006

Les obligations : sans risque mais pas sans intérêts

Il est possible de trouver en Bourse des placements sans risque. L'actif sans risque par excellence est l'obligation d'Etat. Mais d'autres types d'obligations peuvent vous permettre d'allier sécurité et rendement.
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La finance ne connaît pas uniquement le marché des actions. Celui-ci cotoît en bourse le marché obligataire. Obligations privées ou obligations d‘Etat, à défaut de rendements importants, l'obligation a 'avantage d'exclure tout risque. Mais les types 'obligations sont nombreuses et certaines astuces sont à connaître.

L'obligation d'état
Une obligation d'Etat est un titre de créance sur le Trésor public, une part de la dette nationale négociable en Bourse. Le Trésor public pour se financer fait ainsi régulièrement appel à l'apport de fonds privés via le marché obligataire. Pour cela, l'Etat emprunte grâce aux obligations. Gestion la plus courante de la dette à long terme, l'Etat émet principalement des obligations que l'on nomme OAT, (obligation assimilable à un titre du Trésor). L'OAT consiste à rattacher une nouvelle émission d'obligation à une tranche d'émission émise antérieurement. En bref, l'Etat rachète une dette par une autre dette. L'Etat peut également émettre des obligations dans une autre monnaie sur d'autre marché, on parle alors d'obligations souveraines.

Concrètement, un particulier qui achète une obligation prête de l'argent à l‘Etat pour une somme égale à la valeur nominale de l'obligation et touche chaque année des intérêts sur cet emprunt, ce que l‘on nomme le « coupon » . L'Etat s'engage à rembourser à une date préçise la valeur nominale de l‘obligation et à payer chaque année des intérêts sur cette valeur nominale. L'emprunt d'Etat peut être de court, moyen ou long terme. Par exemple, se négocie actuellement à la Bourse de Paris une OAT de l'Etat français à 4 % 25 octobre 2014. Cela signifie que pour une valeur nominale de 1 euro, l'Etat s'engage à rembourser cet euro le 25 octobre 2014, plus l'intérêt de 4 % d'un euro tous les ans le 25 octobre.

A la différence de l'action, les obligations n'apportent pas vraiment de plus values. L'OAT de 4% 15 octobre 2014 a perdu 0,27 % en 2005. Le véritable intérêt des obligations d'Etat est d'être un actif sans risque. Il est en effet quasi certain que l'Etat pourrra honorer sa dette, quitte à se refinancer par d'autres obligations. De plus, les intérêts annuels sont certains. L'Etat est le plus sûr des emprunteurs car il ne peut être en faillite.

Obligation privée, obligation convertible et autres obligations
Ils existent différents types d'obligations dont les modalités divergent. On peut noter pour mémoire, qu'ils existent des obligations émises par des entreprises du secteur public ainsi que des obligations émises par des entreprises parfaitement privées. Dans ce dernier cas, on parle d'obligation du secteur privée. Les obligations du secteur privé ne sont plus des actifs sans risques, mais il est rare que les multinationales qui émettent des obligations ne se retrouvent en situation d'illiquidité.

Il existe aussi de grandes différences dans les modes de remboursement de cet « emprunt ». Les obligations classiques sont à taux fixe. Le taux nominal à l'achat restera le même chaque année. Mais l'obligation peut être à taux variable. Le coupon annuel varie donc en fonction de l'évolution des taux d'intérêts. L'obligation peut aussi être indexée, ce qui permet de garantir un certain pouvoir d'achat à la sortie. Le célèbre emprunt Pinay était justement une obligation indexée sur le cours du Napoléon (pièce de 20 francs en or). Le remboursement peut également être amortissable ou in fine.

L'intérêt des obligations est d'être un actif sans risque qui garantit l'emprunteur de retrouver ses fonds en plus de recevoir annuellement des intérêts. Mais l'obligation ne permet pas de profiter des bons rendements des phases haussières de la Bourse. Pour cela, la pratique a inventé les obligations convertibles en actions. Le détenteur de l'obligation a la faculté à tout moment de transformer son obligation en titre de capital, c'est à dire en action. L'obligation permet alors de recevoir un revenu fixe et de conserver son pouvoir d'achat en cas de baisse de l'action, mais permet également de profiter de la hausse de l'action au moment où le prix de l'action devient supérieur au prix de remboursement de l'obligation. Il suffit alors d'exercer cette conversion.

Placer un actif sans risque dans son portefeuille

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La meilleure façon de profiter des obligations n'est pas de rejetter le marché des actions. Il convient d'allier en réalité l'action à l'obligation. En effet, la meilleure solution pour diversifier au mieux votre portefeuille d'action est d'y insérer un actif sans risque. Quelque soit votre stratégie d'allocation, la présence d'un actif sans risque permet de minimiser l'impact du risque de marché sur votre portefeuillle.

 
 Nicolas Joret, L'InternauteArgent
 
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