Les trackers sont également connus sous le sigle ETF. C'est-à-dire en anglais
: "exchange traded fund". Ce qui peut être traduit en français
par "fonds négociables en bourse". Ces produits sont relativement
récents sur le marché européen. Ils sont apparus au début des années 2000.
Leur conception apparaît relativement simple : ils répliquent la performance
d'un indice, une action, une obligation, une matière première... Contrairement
à d'autres produits dérivés, un tracker ne permet pas de faire d'effet levier.
Par exemple, l'indice Cac 40 progresse de 5 % sur cinq séances. Un ETF Cac
40 va aussi progresser de 5 % sur la même période.
Il existe aussi des trackers qui s'appuient sur toutes les valeurs d'une
place de marché. Ces contrats-ci offrent le degré de diversité maximale sur
les marchés financiers. En cela, ils sont assez proches de la logique
d'un fonds ou d'une Sicav. A ceci près qu'un tracker fait l'objet d'une cotation
propre. Sa valeur représente généralement un centième de la valeur du support
de référence. Ainsi, un tracker d'une action qui vaut 105 euros, s'évalue
à 1,05 euro. Il s'échange et se valorise en continu sur toute la séance
boursière.
Un fonctionnement très proche de celui d'une
action
A l'usage, l'ETF fonctionne donc comme une action. Il s'achète ou se vend
dans les mêmes conditions. L'achat et la vente se réalisent depuis n'importe
quel compte titre, y compris le PEA. Les frais sont identiques, il n'y a
pas de surprime. De même, il n'existe pas de frais d'entrée ni de sortie,
mais des frais de gestion peuvent être facturés. Enfin, un tracker ne permet
pas de détenir des actions en direct. Pour autant, il existe la possibilité
pour l'émetteur du tracker de distribuer annuellement des dividendes en fonction
des performances réalisées et pour permettre au tracker de retrouver sa valeur
d'origine.
Ces derniers éléments expliquent que la performance du tracker soit légèrement
en décalage avec l'action, le panier d'actions, l'indice, etc., reproduits.