Une action évolue en fonction des anticipations des résultats à venir.
Les résultats, un terme générique, regroupent l'ensemble des ratios financiers
qui permettent de présenter la santé de l'entreprise : évolution de son activité,
niveau de rentabilité et capacité à générer des profits. En d'autres termes,
ces éléments comptables permettent de voir comment l'outil de production
de l'entreprise se développe, avec plus ou moins de dépendance avec la conjoncture
économique, traduite par les indicateurs macroéconomiques.
» Le bilan
Ce document comptable résume les avoirs d'une entreprise, appelés
aussi l'actif, en contrepartie des capitaux propres et des dettes, appelés
le passif. Actif et passif sont égaux. Autrement dit, l'actif détaille comment
l'entreprise fait usage de ses ressources financières et le passif explique
d'où proviennent ces dernières. Il est établi une fois par an et permet donc
de photographier à un instant donné le patrimoine de l'entreprise. En comparant
les bilans année après année, cela permet de voir comment évolue l'entreprise.
» Les capitaux propres
Ils correspondent aux sommes d'argent apportées à
l'entreprise par les actionnaires. Il s'agit du capital de l'entreprise.
Contrairement à un emprunt, les capitaux propres ne sont pas remboursables.
En contrepartie, les actionnaires ont un droit de regard et de décision,
proportionnel à leurs contributions, sur la gestion, la stratégie,
etc., de l'entreprise.
» Investissement
En économie, et en finance, l'investissement des entreprises est l'équivalent
de la consommation des ménages. Il s'agit d'une dépense réalisée pour dégager
un gain futur. Par exemple, une entreprise investit dans une machine pour
produire plus. Cet espoir de produire plus entraîne celui de vendre plus
et donc percevoir des recettes supplémentaires. Celles-ci devront être supérieures
au coût de la machine pour que l'investissement soit considéré rentable.
» Compte de résultat (résultat
net)
Cet autre document comptable permet de synthétiser les dépenses
et les recettes réalisées au cours d'une année, c'est-à-dire 12 mois. La
différence entre ces deux éléments, établit si l'entreprise a réalisé des
profits ou des pertes. Dans le premier cas, cela veut dire qu'elle a obtenu
plus de recettes qu'elle n'a faites de dépenses. Dans le second cas, c'est
l'inverse. Ici, les marchés financiers vont s'appuyer sur les explications
des dirigeants, le contexte économique et la stratégie, pour nuancer ces
données. Ainsi, une entreprise peut afficher des pertes mais ne pas voir
son cours de bourse chuter.
Inversement, présenter des bénéfices ne garantit pas une progression.
Les nouvelles normes comptables imposent la publication d'un compte de résultat
trimestriel, qui donne une image provisoire de la situation économique de
l'entreprise, mais seul le compte de résultat annuel à une valeur juridique.
Il est certifié par des experts comptables, ce qui garantit les investisseurs
de la certitude des informations éditées. Ce qui n'est pas le cas des résultats
trimestriels ou semestriels.
» Chiffre d'affaires, production
ou recettes nettes
Selon l'activité de l'entreprise, on parle de chiffre d'affaires pour une
entreprise commerciale, de production pour une entreprise qui fabrique des
biens et services, ou de recette nette pour des sociétés comme les agences
publicitaires. Ces trois termes définissent la même chose, le montant des
affaires que réalise l'entreprise sur une période donnée : le mois, le trimestre,
le semestre, l'année… Le chiffre d'affaires va exprimer la somme des ventes,
la production, le montant des biens et services vendus et la recette nette,
les commissions perçues. Le chiffre d'affaires prévisionnel peut être assimilé
au carnet de commandes, c'est-à-dire aux demandes des clients déjà exprimées
mais qui n'ont pas encore été traitées.