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CONSEIL
Crédit immobilier : faut-il emprunter à taux variable ?Publié le 16/11/2009
Le taux révisable revient à la mode. En 2008, ces taux qui prennent pour référence les taux à court terme – l'Euribor, par exemple – étaient beaucoup plus élevés que les crédits à taux fixe, indexés sur les taux longs comme l'Obligation assimilable au Trésor (OAT) à 10 ans. En 2009, la tendance est inverse. Selon le courtier Meilleur Taux, il est même possible de prétendre à un taux variable de 2,55 % sur 20 ans alors que les meilleurs taux fixes s'établissent à 3,80 % sur la même durée. Les précautions à prendreLa méfiance reste de mise sur les taux variables ou même capés. Il ne s'agit que d'un taux de départ. En cas de hausse de l'indice, votre taux d'intérêt augmente et peut rendre votre crédit plus cher qu'un crédit à taux fixe, qui ne change pas par définition. Ce fut le cas en 2008 pour des clients du Crédit foncier, qui ont vu leur charge passer du simple au double.
Le courtier In&Fi Crédits préconise d'opter pour un taux variable capé. C'est-à-dire un taux qui ne pourra pas dépasser un plafond défini lors de la signature du contrat. Le courtier est même plus précis en préfèrent un taux qui, en cas de hausse des taux, ne varie pas de plus de 1,5 point de pourcentage. De même, mieux vaut éviter des prêts qui ne prévoient pas de répercuter intégralement une éventuelle baisse des taux en fixant un taux plancher. Les taux capés peuvent donc eux aussi être un piège. Et plus généralement, il n'est pas conseillé de choisir un prêt à taux variable sur des prêts à longue durée, de 25 ou 30 ans. Plus la durée d'emprunt est longue, plus le taux auquel a été souscrit le prêt est exposé à des variations à la hausse. Si vous cédez aux sirènes de votre banquier, prenez le soin de prévoir une possibilité de passage à taux fixe pendant la durée du crédit et du coût de cette option. Des prêts encadrésSi la négociation s'avère peu évidente face à son banquier, la profession bancaire a promis d'être plus exemplaire sur la qualité de l'information donnée au client. En mai 2008, la Fédération bancaire française (FBF) et l'Association des sociétés financières (ASF) ont ainsi signé douze engagements visant à renforcer l'information du client souhaitant financer l'acquisition de sa résidence principale avec un prêt à taux variable. Ces engagements prévoyaient notamment la présentation d'une alternative de prêt à taux maîtrisable – comportant une limite d'évolution du taux, des mensualités et de la durée – ou à taux fixe pour toute proposition de prêt à taux variable.
Parmi les autres promesses, la FBF citait également "la mise en place de simulations-types systématiquement remises dès la demande de prêt à taux variable, une information renforcée sur les possibilités et les conditions de passage à taux fixe et l'élaboration d'un glossaire commun à vocation pédagogique pour faciliter la compréhension du client et la comparabilité des solutions et la suppression des taux d'appel". Ce dernier engagement a même eu des suites législatives puisque la loi sur la modernisation de l'économie (LME) a confirmé cette interdiction. Désormais, grâce à toutes ces mesures, chaque particulier peut donc logiquement faire son choix en toute connaissance de cause. A vous de rester vigilant pour faire le bon choix.
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