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CONSEIL
Regroupez vos crédits pour donner de l'air à vos financesLorsqu'il devient difficile d'assumer ses dettes, regrouper ses crédits en un seul permet d'alléger ses mensualités. Une solution attrayante mais qui n'empêche pas la prudence. Explications. Publié le 13/01/2009 Très en vogue aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, le regroupement de crédits se développe également en France depuis une dizaine d'années. Et la baisse du pouvoir d'achat des Français devrait accentuer le phénomène. L'idée consiste à contracter un crédit unique pour remplacer tous ceux que l'on possède. L'avantage principal repose sur le taux d'intérêt obtenu. Ce dernier sera moins élevé que la moyenne des anciens crédits, notamment s'il y a parmi eux, un ou plusieurs crédits renouvelables. Cependant, le taux du crédit global reste "supérieur à celui d'un crédit à la consommation classique, explique Marcel Panchout, de l'Organisation générale des consommateurs (ORGECO). Mais cette solution permet d'alléger ses mensualités et, par conséquent, de dégager une possibilité d'achat plus élevée." La période de l'emprunt se retrouve également étalée, pouvant dans certaines situations rendre le coût final plus élevé.
Analyser les avantages retirés
Les dettes de toute nature peuvent être incluses dans ce crédit unique : prêts personnels, revolving, arriérés d'impôts, crédits immobiliers... La simple présence d'un crédit revolving (ou crédit renouvelable) rend le regroupement de crédit intéressant, par simple comparaison des taux d'intérêt. De même, intégrer un prêt immobilier dans l'opération peut constituer un atout de poids car la garantie que constitue le bien immobilier est sécurisante pour le prêteur. Mais soyez tout de même extrêmement vigilants sur les conditions prévues dans votre contrat initial de prêt immobilier. "Une telle opération oblige souvent le client à payer de lourdes pénalités de remboursement et des frais de mainlevée d'hypothèque importants, prévient Marcel Panchout. Sans compter les frais de dossiers qui vous seront facturés pour la souscription de ce nouveau crédit. Et portez une attention toute particulière aux conditions de l'assurance proposée par rapport aux assurances pouvant garantir les prêts anciens, surtout si votre état de santé n'est plus le même". L'important est donc de réaliser une étude précise de l'opération, en prenant en compte la situation antérieure afin d'analyser les avantages retirés du regroupement de crédits. Une tâche normalement dévolue aux agences bancaires mais celles-ci n'acceptent pas toujours de négocier un regroupement de crédits, puisque l'opération s'avère in fine bien moins rentable pour elles. Sans compter qu'elles n'ont jamais la certitude que le client parviendra à mieux gérer son budget et qu'il ne retombera pas dans la spirale du surendettement, même s'il existe parfois une clause qui interdit l'ouverture d'un nouveau prêt pendant une durée de 10 ans. Et puis face à leurs difficultés de liquidité, elles sont redevenues extrêmement tatillonnes dans leurs conditions d'octroi. Ce qui semble ne pas être le cas pour les établissements de crédits spécialisés qui multiplient les offres de regroupement de crédit.
Solliciter un avis objectif
Face à un éventuel refus de votre banque, les courtiers en crédit offrent une alternative avec des taux attractifs. Mais là encore : faites attention ! Ces taux relativement bas ne contiennent pas la commission prélevée par cet intermédiaire. Or elle est souvent très importante et peut aller jusqu'à 10 % du montant du crédit global. "Pour éviter de payer des frais importants, il est conseillé de faire jouer la concurrence, assure Marcel Panchout. Mais aussi de solliciter un avis neutre sur la question. Cela peut être un avocat, un notaire, un conseiller en économie ou une association de consommateurs". Bref, le regroupement de crédit, aussi utile qu'il puisse paraître, reste une procédure d'exception. Et cela ne devrait pas changer immédiatement, faute d'une réglementation sur le devoir de conseil des établissements de crédit, à l'image de ce qui s'est mis en place sur les produits d'épargne depuis le 1er novembre 2007. "Si la directive européenne sur les marchés financiers concernant l'information des épargnants sur les produits financiers (mise en place le 1er novembre 2007) fonctionne bien, il sera plus aisé d'obtenir de nouvelles règles pour encadrer les crédits", conclut Marcel Panchout. Autour du même sujet
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