Evitez les pièges de la renégociation d'emprunt

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En fait pour les banques, la remontée des taux ne justifie pas une renégociation vers un crédit à taux fixe. "La plupart des taux révisables sont plafonnés, précise Gilles Reinling. Par conséquent, l'économie réalisée avec les premières mensualités, grâce à un taux intéressant, ne sera pas forcément compensée par un basculement en taux fixe". En effet, les contrats d'emprunt à taux variable prévoient bien un passage à un taux fixe. On parle alors de taux "capés". Par exemple, la limite haute, au-delà de laquelle la hausse des taux n'est plus répercutée dans les mensualités, se situe parfois autour de 6 % pour des taux de départ proche de 3%.

 

Les taux variables vont continuer à augmenter

"Cependant, les taux à court terme des marchés financiers, qui servent de référence aux prêts à taux révisables, continuent de monter et atteignent des niveaux élevés, analyse le courtier Meilleurtaux. Au 10 décembre 2007, le taux d'intérêt à trois mois se situe à 4,85 % et le taux d'intérêt à 1 an à 4,75 %, en hausse respectivement de 0,80 % et de 0,30 % depuis le milieu de l'année 2007. Ils ont progressé de 1 % depuis le début de l'année 2007 et de 2 % depuis 2006."

"Sur l'ensemble de l'année 2007, la hausse des mensualités se situe entre 6,3 % et 9,7 % selon les durées", poursuit Meilleurtaux. Et face à l'augmentation de l'inflation, une poursuite de la hausse constitue un scénario plus que probable. Si vous ne souhaitez pas stopper la progression de vos mensualités, profitez que les taux fixes restent actuellement inférieurs à 5 %, pour amener votre banque à renégocier. Si elle s'y refuse, faites jouer la concurrence. En revanche, lorsque les taux dépasseront 5% pour se rapprocher de 6%, vous aurez de moins en moins intérêt à basculer d'un taux variable "capé" vers un taux fixe, puisque le niveau de ces deux taux sera quasiment équivalent.

 

Au total, "la renégociation permet aux ménages d'améliorer leur situation financière, même si l'amélioration ne peut-être que temporaire", résume l'étude de l'Observatoire de l'endettement des ménages publiée en février 2007. "Mais dans la pratique, la renégociation limitée à un crédit à la consommation n'existe quasiment pas alors qu'elle est plus fréquente pour un crédit immobilier, complète Frédérique Pfrunder. Finalement le meilleur moyen de négocier de nouvelles conditions sera souvent le regroupement de plusieurs de vos crédits".

 


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