Les crédits municipaux sont connus pour leurs prêts sur gage. Vous apportez des objets, en contrepartie vous recevez jusqu'à 80 % de leur valeur estimée en cas de vente. Lorsque vous avez fini de rembourser, les objets déposés sont restitués. Si vous ne pouvez pas faire face à vos engagements, les biens déposés sont vendus aux enchères et le prix obtenu solde les sommes que vous deviez.
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| | Les frais de vente sont de l'ordre de 5 % du montant de l'avance à Toulouse. © Cécile Genest | |
De fait, les crédits municipaux sont devenus des spécialistes de la vente aux enchères. Ils ont leurs propres experts et commissaires-priseurs. Ces compétences du mont-de-piété sont mises à disposition des particuliers. Ainsi, si vous souhaitez vendre des objets, que vous ayez un besoin d'argent ou non, les crédits municipaux s'en chargent. Sur le plan pratique c'est assez simple. La procédure suit celle d'un prêt sur gage. Mais au lieu de vous engager à rembourser les sommes obtenues, vous acceptez la mise en vente des objets apportés. On parle de réquisition de vente.
Pour éviter une décision sur un coup de tête, vous devez confirmer la vente. Ceci ne peut pas intervenir avant trois mois après la signature du contrat. Ainsi vous pouvez revenir sur votre décision, notamment si vos motivations ont changé. Entre temps, en fonction de l'estimation des experts, vous aurez reçu une avance sur le produit de la vente. Une fois la vente réalisée, le Crédit municipal vous versera le montant de la vente déduit de l'avance faite et des frais de vente. A titre indicatif, ces derniers sont fixés à 5 % du montant de l'avance au Crédit municipal de Toulouse. Si vous ne validez pas la vente, vous devrez rembourser l'avance selon les règles d'un prêt sur gage. Bien entendu, tous les objets ne sont pas propices à une vente aux enchères. Vous aurez plus de chances de voir votre demande acceptée si cela concerne des bijoux, des objets d'art ou de décoration ou bien encore des bouteilles de vin très prisées.