Le montant du crédit-relais
ne couvrant jamais la totalité du montant du bien à vendre, un prêt
complémentaire s'avère nécessaire pour boucler le financement de votre opération
d'achat d'un nouveau bien immobilier. Sauf si par chance, le montant de cette
acquisition est inférieur à la valeur du bien que vous vendez.
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Patrice Haubois, directeur adjoint marketing du Crédit
Foncier | |
| "Le remboursement du prêt peut se faire
jusqu'à 20 % sans pénalités" |
Un
montage en deux temps
Dans tous les autres cas, vous aurez à signer deux montages financiers
: le crédit-relais, prenant donc en compte la valeur estimée du bien à vendre,
et un crédit amortissable à long terme, pour compléter le financement.
Si le crédit-relais se solde dès la vente de votre bien, le prêt
long terme s'amortit mensuellement sur dix à vingt ans, comme pour
un prêt immobilier classique. " Pour ce dernier, nous fixons le taux
en nous référant aux barèmes classiques de crédit
à long terme, soit de 4,5 à 5,5 %", indique Patrice
Haubois, directeur adjoint marketing au Crédit Foncier.
Négociez
un remboursement anticipé
Si jamais vous avez la chance de vendre votre bien à un meilleur
prix que prévu initialement, certaines banques proposent un remboursement
anticipé d'une partie du prêt à long terme, sans facturer
de frais ou pénalités. C'est le cas du Crédit Foncier
mais dans la limite de 20 % du montant de ce prêt. Au-delà,
vous devez vous acquitter de frais de remboursement anticipé de 3
% au maximum.
Etant donné les sommes engagées pour votre crédit
immobilier, le remboursement par anticipation devient très vite cher.
La solution alternative consiste à profiter de l'excédent perçu
à la vente pour le placer sur un support approprié à
votre situation. C'est-à-dire trouver un placement procurant des intérêts
au moins égaux aux mensualités que vous aurez à rembourser.
La vraie bonne piste réside sans doute dans la mise en place d'un
unique prêt à long terme.