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Microcrédit

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Depuis 1989, les personnes ayant perdu leur emploi, peinant à trouver un travail ou en interdit bancaire peuvent obtenir un financement jusqu'à 10 000 euros auprès de l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) pour lancer leur activité. Tous les métiers sont éligibles : fleuriste, petit commerce, restauration rapide, soins pour les corps, profession libérale... L'aide accordée doit être vue comme un coup de pouce pour tester, commencer à percevoir des revenus et prouver la viabilité du projet professionnel afin de convaincre les banques pour décrocher un financement plus conséquent.

le microcrédit finance aussi bien un commerce ambulant, une boutique qu'une
 
Le microcrédit finance aussi bien un commerce ambulant, une boutique qu'une profession libérale. ©  Getty Images
 

Pour décrocher l'appui de l'Adie, ce sont avant tout la qualité du projet, les compétences de la personne et sa motivation qui sont prises en compte. Mais cela ne veut pas dire qu'en l'absence d'expérience, toute demande de financement sera refusée. Seul le montant prêté va être moins important. Sans expérience, l'Adie préfère accorder des sommes modestes et donner une période de six mois pour tester. Ensuite et selon les résultats obtenus, un second financement peut venir en relais pour pérenniser le projet.

L'aide accordée se compose d'un prêt solidaire d'un montant maximum de 5 000 euros à taux d'intérêt de 5,62 % sur deux ans. Pour ce prêt, il faudra une caution qui couvre la moitié de la somme accordée. En complément, l'Adie associe un prêt d'honneur d'un montant maximum de 5 000 euros, sans intérêt et sans caution. Souvent, un accord de financement est pour moitié financé avec le prêt solidaire et pour l'autre avec le prêt d'honneur. Des partenariats existent avec des établissements bancaires, parmi eux BNP Paribas ou Société générale.

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