Acheter une machine à laver, un four, un deux roues, une voiture d'occasion... Payer la caution d'un logement, une formation pour améliorer sa qualification... c'est possible avec le microcrédit personnel. Ce dernier apparaît comme une solution alternative au crédit à la consommation pour financer des besoins dits de première nécessité pour des ménages qui n'ont plus accès aux crédits classiques. Le microcrédit s'adresse à tout le monde, pas seulement aux plus démunis. Même les ménages ayant un budget sain mais serré et qui ne peuvent plus obtenir un crédit auprès de leur banque peuvent faire appel à cette solution, en particulier au lendemain d'un accident de la vie (divorce, handicap, chômage...).
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| | Le microcrédit apparaît comme une solution alternative au danger du crédit à la consommation. © Getty Images | |
Le montant accordé excède rarement 3 000 euros, avec un taux qui s'affiche en moyenne à 4 %. Cette somme est accordée soit par les Crédit municipaux en partenariat avec un Centre communal d'action sociale, soit par le biais d'associations caritatives comme le Secours catholique ou islamique, les Restos du cœur, la Croix rouge ou l'association Familles rurales, qui ont signé des accords avec des banques dont La Banque postale, les Caisses d'épargne, le Crédit coopératif, le Crédit mutuel ou le Crédit agricole.
Dans tous les cas, l'emprunteur ne doit pas être inscrit sur le fichier des incidents de paiements de crédit. L'acceptation du financement serait perçue comme un facteur d'aggravation d'une situation de surendettement et non une aide.