D'ici 2013, les règles sur les taux d'intérêt appliqués aux crédits à la consommation vont évoluer progressivement pour rendre les écarts entre un crédit revolving et un crédit classique quasi nul. Le taux ne va plus dépendre du type de crédit mais du montant emprunté : moins de 3 000 euros, entre 3 000 et 6 000 euros et plus de 6 000 euros. Ces nouvelles modalités doivent réduire l'usage du crédit révolving mais aussi son coût.
| D'ici 2013, le coût d'un crédit va dépendre du montant emprunté et non plus du type de prêt. |
Actuellement pour un crédit révolving de moins de 1 524 euros, le taux d'usure est à 21,47 % et pour un montant au-delà de 1 524 euros mais inférieur à 3 000 euros, il est de 19,53 %. Pour un prêt personnel compris entre 1 524 et 3 000 euros, le taux d'usure est de 8,03 %. Pour les prêts d'un montant supérieur, le taux d'usure est également de 8,03 %. Avec la réforme, de telles différences ne vont plus exister. Mais on comprend vite l'intérêt de souscrire, pour le moment, un crédit classique plutôt qu'un crédit revolving.
Se méfier des messages publicitaires
Votre vigilance doit aussi porter sur les taux proposés dans les publicités. Le taux d'intérêt du crédit doit être inscrit dans une même taille que le taux promotionnel. Et ce parce que le taux promotionnel est accordé dans des conditions bien spécifiques : durée limitée dans le temps, capital utilisé... D'ailleurs pour bien vous faire comprendre ces modalités, les établissements de crédit sont invités à proposer un exemple.
| Le taux effectif global (TEG) vous permet de connaître le coût total d'un prêt hors assurance. |
Soyez vigilant par rapport au contexte de l'exemple proposé. Celui-ci peut vous induire en erreur s'il ne correspond pas totalement à votre situation. Le mieux est d'utiliser les simulateurs que propose la quasi-totalité des établissements de crédit sur leur site Internet. Une dernière précaution doit porter sur le type de taux. Vous devez vous fier au seul TEG, c'est celui qui est effectivement appliqué. Il faudra aussi ajouter le taux de l'assurance emprunteur.