Le Livret A a été conçu par Benjamin Delessert, banquier et l'un des fondateurs des Caisses d'Epargne en 1818. Il faut attendre 1894 pour que les fonds collectés financent la construction de logements sociaux. Le petit livret rouge, son emblème, n'existe plus. Il a été dématérialisé et remplacé par un relevé de compte. Il était remis dès son ouverture et permettait de noter tous les opérations effectuées par son titulaire.
Tout au long de son histoire, la rémunération du livret A n'a jamais été fixe. Parti de 5 % à sa création, le taux tombe à 3,5 % au milieu de la Première Guerre Mondiale, puis atteint les 7 % dans les années 80 avant de tomber à 2 % au début des années 2000. A partir de 2006, il connait des hausses régulières. Ainsi, depuis le 1er août 2008, le taux de rémunération s'affiche à 4 %. Sa révision peut intervenir à deux moments de l'année : soit le 1er février soit le 1er août. Il est déterminé sur la base d'indicateurs économiques et financiers, tels que les taux directeurs de la Banque centrale européenne et l'inflation. Ce qui laisse présager une nouvelle hausse en février, si l'inflation ne revient pas vers 2 % ou si les taux de la BCE sont à nouveau augmenter.
Jusqu'au 31 décembre 2008, seuls deux réseaux bancaires sont autorisés à ouvrir des livrets A : les Caisses d'épargne et la Banque Postale. Le Crédit mutuel lui a été autorisé à développer le livret bleu. Ce produit est aussi concerné par le processus de banalisation, qui entre en vigueur le 1er janvier 2009.
Pour ouvrir un livret A et pouvoir le conserver, il faut déposer et laisser en dépôt au minimum 1,5 euro. Un livret A peut être ouvert à tout âge. Ce qui n'est pas le cas des livrets d'épargne ou superlivrets concurrents qui nécessitent que leur porteur ait 18 ans révolus.
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