Sur la base du texte de la loi sur la modernisation de l'économie, et dans l'attente de décrets pour clarifier la question du transfert d'un Livret A entre deux établissements bancaires, la banalisation devrait avant tout porter sur les non-détenteurs d'un tel produit. D'ailleurs, les banques ont bien compris l'enjeu de la fin de l'année et le comptage des intérêts. Toutes proposent déjà des réservations d'ouverture, où les clients s'engagent à ouvrir un Livret A dans les trois premiers mois de 2009 et de renoncer d'ici au 1er janvier 2009 à leur actuel Livret A, s'ils en ont un.
Deux démarches s'opposent
Pour marquer le coup, les banques lancent dans des taux bonifiés à durée limitée. Le CIC, HSBC, les Banques populaires ou le Crédit Agricole font cette démarche.
Dans le premier cas, il s'agit de cibler les jeunes en proposant un livret jeune actif à 6 % jusqu'au 31 décembre 2008. Dans le second, l'ex-CCF entend capter immédiatement ses clients titulaires de Livret A rempli à ras bord. En effet, ceux-ci savent déjà qu'à compter du 1er janvier 2009, ils auront un second livret rémunéré à 4% pour les sommes dépassant le plafond du Livret A, dans la limite de 6 000 euros.
Dans le troisième, la banque verte propose l'ouverture d'un compte sur livret d'attente. Les sommes placées seront automatiquement transférées sur le Livret A dès le 1er janvier 2009. Et en attendant, elles sont rémunérées à 5,6 % (brut). Ces offres ne sont intéressantes que si le coût du transfert du Livret A est inférieur aux intérêts obtenus.
La Société Générale ou BNP Paribas ne suivent pas ce mouvement. Par exemple, la banque présidée par Michel Pébereau se contente d'un questionnaire en ligne pour connaître les intentions de ses clients. En revanche, sa filiale, Cortal Consors est entrée de plein pied dans la compétition, tout comme son premier concurrent : ING Direct.