L'affaire Doubl'ô n'est pas la première qui met en avant des publicités litigieuses. On se souvient de l'affaire Bénéfic, qui a défrayé la chronique en 2004 et 2005. Ce produit analogue à celui des Caisses d'épargne, avait été commercialisé également dans le début des années 2000 par les services financiers de La Poste, devenus en 2006 la Banque Postale. Depuis 2004, Bercy travaille sur le sujet. Des rapports ont abouti à quelques avancées avec, par exemple, la mise en place de médiateurs dans les banques.
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| | Page d'accueil du portail internet proposé par la Société générale. Il vise à définir votre profil d'épargnant et vous accompagner dans vos choix, au gré des aléas de votre vie. © L'internaute | |
C'est surtout la Commission européenne qui a enclenché une vraie prise de conscience et imposé des règles aux banques à travers une directive. Dorénavant, les établissements financiers doivent s'assurer que leurs clients ont le niveau de connaissance requis pour comprendre le produit qu'ils achètent, et de mesurer la prise de risque à laquelle ils s'exposent. Elles ont tout moyen pour le faire : rendez-vous en agence, questionnaire par correspondance ou par Internet. Certaines ont développé des sites Internet. A titre d'exemple, celui développé par la Société générale définit le profil de l'épargnant. Par la suite, ce site l'accompagne dans ses choix d'investissement, en prenant en compte les aléas de sa vie pour réajuster les investissements retenus et les efforts d'épargne.
Aller plus loin
Pour autant, ce dispositif mis en place le 1er novembre 2007 ne garantit pas à l'épargnant de disposer de toutes les informations pour bien apprécier le produit auquel il souscrit. Bien souvent, il reçoit des documents d'information sur les produits avec un vocabulaire trop technique. "La publicité des produits financiers doit faciliter la compréhension entre les produits tout en conservant ses caractéristiques propres, rappelle le CCSF. Par nature, elle est distincte des informations contractuelles." Et de complèter ce propos : "La publicité n'a pas vocation à se substituer à l'information que l'épargnant est en droit de recevoir avant de souscrire". D'ailleurs, les banques sont soumises à une obligation d'information, de conseil et de mise en garde.