Si les options d'arbitrage automatique se sont multipliées dans les contrats d'assurance-vie, il devient de plus en plus difficile de faire le tri entre ce qui utile ou superflue... d'autant que ces opérations sont facturées. Comment s'y retrouver et comment faire les bons choix ? Le point avec David Capdevielle, co-fondateur et gérant de Linxea Vie.

 

Est-ce que les souscripteurs de contrats d'assurance-vie classiques procèdent à des arbitrages ? Existe-t-il des résultats d'études en la matière ?

Pas vraiment. Si l'on prend l'exemple de Linxea, sur 6.000 clients, seuls vingt d'entre eux procèdent à plus de vingt arbitrages par an, et nous considérons qu'une centaine de clients seulement sont très actifs.

 


David Capdevielle, Linxea
 
David Capdevielle, gérant de Linxea Vie
 
"La sécurisation des plus-values est l'option la plus pertinente"

Que pensez-vous des principales options de pilotage automatique proposées dans certains contrats d'assurance-vie?

Seule la sécurisation des plus-values, qui permet de basculer, à partir d'un certain seuil, les intérêts générés par un fonds en actions sur un fonds en euros, par essence peu risqué, me paraît vraiment intéressante. Elle est particulièrement utile pour les personnes qui n'ont pas la volonté ou le temps de suivre leur contrat. Les seuils de sécurisation que nous proposons chez nous sont de 5 %, 10 %, 15 % et 20 %. C'est l'option la plus pertinente dans le cas d'un marché volatil.

La dynamisation des plus-values, qui est le mécanisme inverse de la sécurisation des plus-values, est un service que certains peuvent considérer comme assez cher pour bénéficier d'éventuelles opportunités de plus-values. En effet, la facturation des arbitrages dans cette option s'élève à 0,5 % alors que, habituellement, les arbitrages sont gratuits.

Quant au stop-loss ses effets sont dangereux en cas de crack boursier, les ordres de vente se multipliant, ce qui amplifie les baisses. De plus, l'ordre étant exécuté à J+1, si les cours baissent de 10 % puis rebondissent immédiatement, l'option ne permettra pas une réactivité suffisante.

 

Dans le cas des contrats à pilotage automatique, qui détermine les paramètres d'arbitrage ?

C'est toujours le client qui détermine les paramètres, mais cette décision intervient après une préconisation de notre part. Dans la majorité des cas, nous proposons une option de sécurisation des plus-values avec un seuil de 5 %.

 

Quels critères faut-il prendre en compte pour faire son choix parmi les différents contrats de ce type ?

Les frais de gestion ainsi que les frais d'entrée sont des critères essentiels. Notez que la plupart des contrats sur Internet ne font pas payer de frais d'entrée, ce qui fait une importante différence de tarification sur le long terme.

 

Comment sont perçus ces produits par les Français ?

Cela fonctionne bien. Les ventes de ce type de produits ont quasiment triplé depuis 2005.

 

 

 
Caractéristiques de Linxea Vie
 

Les options disponibles :

- La sécurisation des plus values. Le montant minimum sur le contrat doit être de 5.000 euros et le seuil d'arrêt de l'option est de 500 euros.

- La dynamisation des plus values. Le montant minimum sur fonds euro est de 5.000 euros et le montant minimum pour l'arrêt de l'option : 500 euros.

 

Les coûts d'arbitrage sont fixés à 0,5 % des sommes transférées pour les deux options.

 



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