Indépendamment des produits financiers, il existe plusieurs façons
de percevoir un revenu régulier. L'immobilier reste la piste la plus connue
et la plus explorée. Toutefois, il en existe d'autres, moins courantes.
» Louer un logement
Depuis bien longtemps, la location immobilière offre une source
non négligeable de revenus réguliers pour les personnes qui ont cessé leur
activité professionnelle. Les loyers correspondent à une rente complète dès
que l'emprunt, qui a financé l'acquisition du bien, est échu.
A ce titre, la location en meublé permet d'obtenir un loyer plus élevé.
Par comparaison, l'écart avec un logement vide peut être d'une
centaine d'euro pour un studio. Si l'effort d'investissement est plus important,
car il faut équiper le logement des appareils indispensables à la vie quotidienne,
ces sommes pourront être amorties en partie avec un déficit foncier
plus élevé sur la feuille d'impôt que pour un logement
vide. Autre point à ne pas négliger : les locataires s'engagent sur une durée
plus courte. Le bail se renouvèle tous les ans, au lieu de tous les trois
ans pour une location vide.
» Vendre son électricité
Pour compléter votre rente, vous pouvez envisager de vendre
de l'électricité. Vous ne le savez peut-être pas, mais la loi
impose à Electricité de France de racheter la production fabriquée par les
particuliers qu'ils ne consomment pas. Quelle que soit la manière dont l'électricité
est produite, vous pouvez compter sur une base de 0,30 euro par kwh
transmis à EDF. Par exemple, une éolienne produisant 3.500 kwh/an,
permet de percevoir 1.050 euros. Et si vous avez eu la bonne idée de vous
équiper en panneaux solaires, vous bénéficiez d'une prime de 0,25 euro
par kwh supplémentaires et d'aides financières pour l'installation. Une condition
: les panneaux doivent occuper une fonction technique ou architecturale essentielle
à l'acte de construction de votre habitation. Un panneau de 20 m² produisant
en moyenne 2.000 kmh/an apportera une rente annuelle de 1.100 euros.
» Louer son toit ou une
parcelle de terrain pour installer une antenne de téléphonie
mobile ou un panneau publicitaire
Toujours dans un objectif de compléter votre rente,
si vous êtes propriétaire de votre maison - ou locataire mandaté - vous pouvez
louer votre toit, votre mur ou votre terrain afin d'accueillir une antenne-relais
de téléphonie mobile ou un panneau publicitaire. Pour les antennes-relais,
"les dossiers d'implantation sont le plus souvent gérés par les municipalités
et concernent les toits des bâtiments publics", rapporte l'opérateur SFR.
En milieu rural, les opportunités semblent nettement plus ouvertes et accessibles.
Mais ce sont les opérateurs télécoms qui déterminent la localisation des
pylônes. Ils vous contacteront si votre terrain les intéresse.
Du coup, l'accueil d'un panneau publicitaire apparaît plus réaliste,
même "s'il y a dorénavant plus de décrochages de panneaux que de montages",
note JCDecaux-Avenir, l'un des leaders du marché français. En fonction du
trafic routier, de la visibilité du panneau et de la taille de l'agglomération,
vous pourrez obtenir un loyer fixe ou variable s'échelonnant de 100 à 1.500
euros par an, pour une durée renouvelable de six ans. Les contrats de location
sont rarement inférieurs à cette durée pour obtenir une rentabilité des investissements
engagés suffisante. En optant pour un loyer variable, votre rente sera liée
au nombre de campagnes publicitaires relayées sur le panneau par tranche
de sept jours. Faites ce choix si l'emplacement est de très bonne qualité
et donc susceptible d'être attractif pour les annonceurs. Autrement, mieux
vaut accepter un loyer fixe, même si vous risquez de générer une rente moins
importante.
Les principaux groupes d'affichage disposent de services dédiés pour recevoir
vos demandes. Avant d'effectuer cette démarche, nous vous conseillons de
vous adresser aux services de l'urbanisme de votre commune pour connaître
les règles qui s'appliquent. S'il existe une loi depuis 1979 complétée par
le code de l'environnement, chaque municipalité peut durcir les contraintes,
à défaut d'empêcher une implantation. Il s'agit par exemple de limiter
la surface, ou l'espacement entre deux panneaux. La décision d'accepter votre
demande se base sur deux critères : la situation de votre mur ou de votre
parcelle de terrain et la visibilité du panneau. Dès qu'il vous donne son
accord, l'afficheur prend en charge toute la procédure liée à l'installation
et la gestion du panneau : la conformité du panneau, la zone d'affichage,
etc.