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L'épargne solidaire

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Si les petits secrets des sociétés de capital-risque solidaire régionales vous interpellent, il existe bien d'autres façons pour mettre votre épargne au diapason de la solidarité tout en bénéficiant d'une plus grande transparence sur les gains potentiels. Car qui dit épargne dit un minimum de gains. Parmi les autres manières d'être solidaire, vous pouvez opter pour l'originalité et le concret.

investir dans une vache ou des vignes sont deux manières originales d'épargner
 
Investir dans une vache ou des vignes sont deux manières originales d'épargner tout en étant solidaire. © PHB cz - Eric Isselee - Fotolia 
 

Si vous êtes sensible aux conditions de vie des agriculteurs, vous pouvez leur donner un coup de pouce en finançant une partie de leur moyen de production. Pour le moment, on recense deux activités, mais elles peuvent s'appliquer à d'autres. Il y a d'un côté l'achat d'une vache. L'investissement de départ avoisine les 1 300 euros, selon Aude Sarda et Nadia Dhaoidi, auteurs de "Epargne éthique" chez Gualino – Lextenso éditions. De la sorte vous permettez à un éleveur de voir grandir son troupeau d'une nouvelle bête et qui elle-même va participer à l'arrivée de nouvelles progénitures. La vente du lait produit et de la viande viendra vous rémunérer. Ce principe s'applique aussi aux chèvres, aux brebis...

D'autre part, vous pouvez choisir d'aider un viticulteur en lui apportant les capitaux qui lui manque pour boucler l'acquisition de la parcelle qu'il convoite ou en achetant tout simplement une quantité de bouteilles avant même que le vin ne soit embouché. Votre placement sera rémunéré sur les ventes des bouteilles et leur bonification à travers le temps. En passant par un groupement foncier viticole vous pouvez participer à un tour de table et agir sur une dimension plus grande.

 

Une rentabilité sur la durée

Dans ce type de placement solidaire atypique, il faut tenir compte de la conjoncture des prix. Et pour l'heure, en ce qui concerne le lait et la viande, les agriculteurs ne parviennent pas à recevoir un prix de vente qui couvre les coûts. Les gains risquent d'être plus étalés dans le temps que ce que vous voudriez. Si vous n'avez pas de patience, ce type de démarche n'est pas fait pour vous. Cela vaut aussi pour la vigne. Là, il peut arriver des calamités agricoles ou qu'une année ne permette pas d'avoir de millésime. Il faut aussi ajouter la baisse de la consommation de vin et la concurrence internationale.

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