1er janvier : Smic, APL et assurance emprunteur… Ce qui change en 2018

1er janvier : Smic, APL et assurance emprunteur… Ce qui change en 2018 1ER JANVIER 2018 - Comme chaque année, un certain nombre de mesures entre en vigueur au 1er janvier. Entre revalorisation du Smic, suppressions de cotisations salariales et autres réformes fiscales, voici ce qui changera en 2018.

[Mis à jour le 10 novembre 2017 à 17h10] Bonnes ou mauvaises nouvelles ? Avec les nombreuses réformes conduites par l’exécutif, de nouvelles mesures impactant directement la vie quotidienne des Français entreront en vigueur au 1er janvier. De nouveaux tarifs sont également à prendre en compte. Smic, frais postaux, stationnement… Le début de l'année 2018 aura son lot d'évolutions dont il est parfois difficile de suivre le fil. On fait le point sur tout ce qui changera au 1er janvier prochain.

Flat tax : le prélèvement forfaitaire unique

C'est certainement l'une des mesures majeures du premier budget du gouvernement. A compter du 1er janvier 2018, le prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou "flat tax", entrera en vigueur. Cette nouvelle taxe de 30% (12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux) s'appliquera à tous les revenus de capitaux mobiliers, exceptés les livrets A, LDD, livrets jeunes et livrets d'épargne populaire. Seront donc concernés :

  • les livrets d'épargne fiscalisés,
  • les comptes à terme,
  • les Comptes d'épargne logement (CEL), 
  • les Plan d'épargne logement (PEL)
  • les dividendes d'actions et de parts sociales, 
  • les plus-values réalisées sur la cession de titres, de parts de sicav et de fonds communs de placement (FCP).

Concernant le PEL, il est à noter que seuls les plans ouverts à compter du 1er janvier seront soumis dès la première année au PFU. L'avantage de l'exonération d'impôt sur les intérêts produits au cours des 12 premières années sera donc maintenu pour les PEL ouvert jusqu'au 31 décembre 2017. Ils ne seront soumis à la flat tax qu'à partir de la 13e année de détention.

L'assurance-vie, elle, conservera un régime privilégié. Seules les parts d'encours dépassant 150 000 euros seront soumises au PFU. Les autres continueront de bénéficier du taux réduit d'imposition (7,5%) après 8 années de détention. Et de manière générale, tous les contrats de plus de huit ans (quel que soit leur encours) disposeront de l'abattement annuel sur les gains retirés (4 600 euros pour une personne seule, 9 200 pour un couple). En revanche, pour les contrats concernés,  les produits des primes versées depuis le 27 septembre (date de l'annonce du budget pour 2018, et donc de l'application prochaine de la flat tax) se verront appliquer la nouvelle taxe.

CSG et cotisations salariales

Autre pilier parmi les réformes fiscales, les cotisations chômage (2,4%) et maladie (0,75%), payées par les salariés, seront supprimées en 2018. Cette suppression sera compensée par une augmentation de 1,7 point de la CSG pour tous. Le taux de prélèvement de la contribution sera ainsi porté à 9,2% sur les salaires des actifs et jusqu'à 8,3% sur les retraites. Il est cependant à préciser que la part d'augmentation sera déductible du revenu imposable.

Si le gouvernement prévoyait de supprimer les cotisations salariales dès le 1er janvier, la mesure sera finalement appliquée en deux temps. Les cotisations devraient baisser de 2, 2 points au 1er janvier 2018, puis de 0,95 point à l'automne 2018. Un décalage qui permettrait à l'exécutif de faire des économie substantielles. Lire : Les gagnants et les perdants face à la hausse de la CSG

APL accession

La mesure est passée presque inaperçue au sein du projet de loi de finances pour 2018. Elle concernerait pourtant 10% des primo-accédants à la propriété, soit 30 000 à 50 000 foyers français... Les APL accession, une aide accordée aux ménages modestes accédant à la propriété, devraient être supprimées à compter du 1er janvier 2018. Ce coup de pouce, d'un montant moyen de 155 euros mensuels, sera toujours accordé aux bénéficiaires actuels, mais ne sera pas ouvert à de nouveaux accédant à la propriété.

Si certains parlementaires s'attaquent encore à la mesure, comme la députée de la Réunion, Huguette Bello, la suppression des APL accession se confirme pour l'heure. Le gouvernement négocierait toutefois encore avec les bailleurs sociaux et Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires, a fait savoir que le sujet ferait l'objet de nouvelles discussions entre l'Assemblée et le Sénat.

Assurance emprunteur

A compter du 1er janvier prochain, il deviendra possible à tout consommateur de changer chaque année l'assurance de son crédit immobilier, à  sa date anniversaire. D'après une étude du courtier Réassurez-moi, reprise dans le Figaro, l'assurance de l'emprunt (dont certaines garanties sont obligatoires, selon le type de projet financé) représenterait jusqu'à 30% du coût total du crédit. L'étude estime que faire jouer la concurrence permettrait d'économiser en moyenne 6 310 euros sur la durée d'un prêt.

Smic

La revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) intervient une fois par an, au 1er janvier. En 2018, le Smic devrait augmenter de 1,2%. Actuellement fixé à 1 480,27 euros (environ 1 150 euros nets), le Smic brut mensuel dépasserait ainsi les 1 498 euros, sur la base de la durée légale de travail de 35 heures hebdomadaires. Cette revalorisation correspondrait à une augmentation de 12 centimes du Smic horaire, qui frôlerait alors les 9,88 euros. Le minimum garanti, qui sert de montant référence dans le calcul des avantages sociaux et indemnités, devrait quant à lui rester aux alentours de 3,58 euros.

    Tarifs postaux

    Les tarifs de La Poste sont également revalorisés une fois par an, au 1er janvier. Ainsi, le prix du timbre augmentera en janvier prochain. Il faudra donc débourser 0,95 euros pour le timbre rouge, contre 0,85 euros actuellement. Soit une augmentation de 11,7%. La lettre verte passera quant à elle de 0,73 euros à 0,80 euros. Le tarif des envois en recommandé augmentera lui aussi, passant de 3,95 euros à 4,05 euros (niveau R1, 20g). Consultez la grille tarifaire complète de La Poste.

    Frais bancaires

    Pensez à vous renseigner auprès de votre établissement… Car dans une grande majorité des banques, une nouvelle grille tarifaire entre généralement en vigueur au 1er janvier. En 2017, en moyenne, les frais de tenue de compte ont par exemple augmenté de 13% et les frais facturés lors d'un retrait dans une autre banque de 4,5%, selon Quechoisir.

    Vaccins obligatoires

    Autre nouveauté pour le début de l'année prochaine : le nombre de vaccins obligatoires passera de 3 à 11 pour les enfants nés après le 1er janvier 2018. Actuellement, seuls les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont imposés. Les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole ou la coqueluche sont quant à eux recommandés mais non-obligatoires. Ceux-ci le deviendront à compter du 1er janvier 2018.

    Montant d'amende de stationnement

    A partir de janvier 2018, ce n'est plus l'Etat mais les communes qui fixeront elles-mêmes le montant des amendes pour infraction au stationnement payant. Exit donc les amendes de 17 euros... Bonjour le forfait de post-stationnement (FPS). Certaines villes ont d'ailleurs déjà voté ce forfait. A titre d'exemple, il sera maintenu à 17 euros à Lille, sera fixé à 25 euros à Brest, 35 euros à Bordeaux et pourra atteindre 60 euros à Lyon. Par ailleurs, les communes auront dès lors le choix de confier la surveillance du stationnement payant à des sociétés privées.

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