Les moyens de paiement alternatifs

Les moyens de paiement alternatifs Prélèvement, virement, tip... Il est possible de payer ses achats autrement qu'avec un chèque ou une carte bancaire.

Le chèque et la carte bancaire sont dédiés aux paiements occasionnels. Lorsque ce dernier devient régulier, il existe d'autres alternatives qui permettent de transférer les sommes dues assez rapidement. Le premier moyen de paiement mis à disposition : le virement de compte à compte. Il existe plusieurs types de virements :

  • le virement interne, qui permet de transférer entre deux comptes dans une même banque détenus ou non par la même personne ;
  • le virement externe, qui permet d'envoyer de l'argent d'un compte vers un autre compte dans une autre banque ;
  • le virement occasionnel, qui permet d'envoyer une seule fois de l'argent d'un compte vers un autre ;
  • le virement permanent, qui permet de transférer automatiquement et à date fixe une somme d'argent d'un compte vers un autre
  • le virement domestique, qui permet de faire un transfert en France ;
  • le virement européen, qui permet un transfert dans un pays de la zone euro ;
  • le virement international, qui permet d'envoyer de l'argent à l'étranger.

Il y a deux façons d'effectuer un virement : en agence ou par Internet. Dans le premier cas, l'opération a toute les chances d'être payante. On parle de frais d'enregistrement. Dans le second cas, tout va dépendre si le virement est interne, externe, occasionnel ou permanent. Les règles de tarification varient d'une banque à une autre. Le virement international bénéficie d'un traitement à part. Il faut le plus souvent passer par un organisme dédié ou faire une demande spécifique à sa banque. Dans tous les cas, cela entraîne un coût qui comprend une commission sur le montant de la transaction, les frais de change et le pays de destination.

Pour pouvoir mettre en place un virement, il faut connaître la référence du compte à qui se destine la somme d'argent à transférer. Il faut donc disposer d'un relevé d'identité bancaire (RIB) ou un Iban (International Bank Account Number) pour que la banque puisse identifier le bénéficiaire. Le virement n'est possible que si les coordonnées bancaires ont été validées par la banque. Pour le virement international, les modalités peuvent être différentes. La somme doit être déposée en espèces ou prélevée au préalable sur le compte avant que le transfert puisse être effectif. Cette procédure vise à limiter les impayés. Pour un virement domestique, il y a moins de contrôles. Mais en cas de virement sans provision, l'émetteur du virement s'expose à des agios au maximum de 20 euros.

Le deuxième moyen alternatif au chèque et à la carte bancaire ressemble au virement. Il s'agit du prélèvement. Là, ce n'est pas celui qui paye qui donne l'ordre du transfert. C'est celui à qui le titulaire doit de l'argent qui vient retirer l'argent dû sur le compte. Ce sont surtout les établissements de crédit, les opérateurs de téléphonie mobile, les impôts, les fournisseurs d'électricité ou d'eau qui utilisent ce procédé. Pour pouvoir effectuer l'opération, le bénéficiaire du prélèvement doit obtenir une autorisation de prélèvement du titulaire du compte. Cette autorisation peut être temporaire ou illimitée. Pour stopper un prélèvement, il suffit d'adresser à sa banque soit une opposition sur prélèvement (une demande facturée dont le prix varie d'une banque à une autre) soit une révocation. L'une et l'autre de ces deux opérations stoppent le prélèvement. Comme pour un virement, un défaut de provision sur le compte entraîne des frais plafonnés à 20 euros.

Le troisième moyen de paiement alternatif peut se substituer au prélèvement : le titre interbancaire de paiement (TIP). Il est joint à une facture et permet un règlement de la somme indiquée dessus, s'il est daté, signé et puis envoyé accompagné d'un RIB au créancier. Le TIP est plus souple que le prélèvement. D'abord, il permet de régler des factures ponctuelles et irrégulières : renouvellement de police d'assurance, tiers provisionnel... Ensuite, son montant n'est pas figé. Il peut être changé à chaque envoi. Enfin, il permet au payeur de contrôler et de valider le paiement. Ce qui n'est pas le cas avec le prélèvement. Si une facture doit être reçue au préalable, en cas d'erreur il est difficile d'éviter un paiement indû. Avec le TIP, il est possible de réagir à temps pour ne pas payer plus qu'on ne doit. En cas d'impayé, l'amende est identique à celle du prélèvement.

Moyens de paiement

Annonces Google