"En raison notamment de l'augmentation du prix du m² ces dernières
années et de la hausse des montants d'assurance, les assureurs avaient
sollicité le gouvernement afin d'obtenir une amélioration de la
qualité des diagnostics immobiliers", explique Stéphane Eckert,
directeur du développement du Bureau de Contrôle Technique Immobilier
(filiale du groupe PAP). La nouvelle réglementation, qui est rentrée
en vigueur le 1er novembre, répond à cette demande.
La certification des experts
Auparavant, hormis pour l'amiante qui nécessite une expertise particulière, toute personne justifiant d'une expérience dans le bâtiment pouvait s'improviser diagnostiqueur immobilier.
"Grâce aux nouvelles règles, ce ne sera plus le cas, selon
Stéphane Eckert. Pour devenir diagnostiqueur, chaque expert devra désormais
passer des épreuves théoriques mais aussi pratiques avec mise en
situation face à un examinateur. En cas de réussite, ils obtiendront
une certification valable cinq ans." Une manière de sécuriser
ces opérations et d'éviter les diagnostics dangereux, comme, par
exemple, lorsque la présence de plomb dans un logement n'est pas détectée.
La certification des experts rend donc votre choix moins risqué. Notez
que les agents immobiliers et les notaires peuvent vous aider en vous indiquant
quels diagnostics doivent être réalisés sur votre bien avant sa vente. Ils peuvent
également vous proposez un mandat et deviennent ainsi responsables du choix
du diagnostiqueur et du bon déroulement de son expertise.
La simplification des diagnostics
Les cinq diagnostics obligatoires (amiante, plomb, termites, performance énergétique et gaz) seront désormais regroupés dans un dossier technique unique qui respectera des conventions de présentation et d'écriture. "Cela s'inscrit dans l'esprit de la nouvelle réglementation qui est d'informer l'acquéreur et de protéger le vendeur", précise Stéphane Eckert.