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Changer de syndic de copropriété

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Changer de syndic de copropriété ne se décide pas du jour au lendemain, sauf cas exceptionnel mais rarissime. Cette décision intervient lors d'une assemblée générale des copropriétaires. Plusieurs cas de figures peuvent se produire. Le plus fréquent est de profiter du renouvellement du mandat du syndic actuel pour envisager le changement. Ce qui arrive tous les trois ans. En dehors de cette procédure, le changement n'est possible que dans deux cas : une démission du syndic ou une révocation du syndic décidée par les copropriétaires.

Le changement de syndic de copropriété intervient au renouvellement de mandat, en cas de démission ou de révocation.

Les professionnels de l'immobilier recommandent de préparer soigneusement le débat qui aura lieu lors de l'assemblée générale. La première précaution porte sur l'ordre du jour. Il faut veiller à ce que le sujet soit bel et bien inscrit sur la convocation et que toutes les pièces utiles à la prise de décision soient jointes. Aucune demande reçue dans les délais ne peut être rejetée. Dans les faits, il paraît prudent d'envoyer à l'actuel syndic une inscription à l'ordre du jour au moins trois mois avant. De la sorte, vous parez tout risque de faire parvenir votre demande à l'actuel syndic trop tardivement : convocation déjà imprimée, déjà sous enveloppe ou postée. Comme il est nécessaire de communiquer aux autres copropriétaires le contrat du nouveau syndic, la demande d'ajout à l'ordre du jour de l'assemblée générale doit être faite par écrit ou en se rendant au bureau du syndic avec les documents.

 

Informer les autres copropriétaires

La seconde précaution porte sur le lieu de l'assemblée générale. En pratique, ce type de réunion peut être organisé par les locaux du syndic. Mais comme cette assemblée peut le dessaisir de son mandat au cours de la réunion, il est prudent de choisir un lieu "neutre". Dès qu'un syndic est révoqué, il n'est plus tenu de poursuivre la réunion.

Evitez d'organiser l'assemblée générale des copropriétaires dans les locaux du syndic qui sera remercié.

La troisième précaution consiste à convaincre les autres copropriétaires. L'envoi du contrat avec la convocation à l'assemblée générale ne suffit pas. Rares sont les copropriétaires au fait du droit et informés sur ce qui devrait être fait, etc. Il s'agit aussi de mettre en avant les avantages à changer de syndic. Le prix est un élément mais il y a aussi l'ensemble des prestations et des options payantes. En somme, avant le vote, il faut proposer un comparatif entre ce que proposent le syndic actuel et le nouveau. Bien sûr, il est permis de proposer plusieurs alternatives. Mais cela peut aller à l'encontre de l'objectif recherché.

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