Les syndics de copropriété réalisent la majeure partie de leur marge grâce aux commissions. Celles-ci sont relativement indolores ; les copropriétaires ne se rendent pas toujours compte du coût total que cela représente. Si des commissions se justifient, d'autres relèvent de l'abus. Un moyen de rattraper un rabais accordé sur les honoraires forfaitaires pour remporter le contrat de la copropriété.
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| | La réalisation de travaux peut poser problème lorsque le syndic est juge et partie © L'Internaute / Matthieu Chauvin | |
Les frais d'assemblée
Les syndics facturent parfois leur présence lorsque les assemblées ont lieu en dehors de leurs heures d'ouverture de bureau. Vérifiez qu'une réunion d'une samedi matin ne soit pas commissionnée alors que le syndic est ouvert. De même, la préparation des assemblées supplémentaires, telle qu'une assemblée spéciale, ne fait en général pas l'objet d'honoraires supplémentaires. Contrôlez bien que votre syndic respecte cela, et qu'il ne provoque pas davantage de réunions qu'il n'est utile, pour toucher plus de revenus de votre part.
La coordination des travaux
Lorsque la copropriété engage des travaux, l'opération se transforme souvent en point de discorde entre les propriétaires et le syndic. En effet, celui-ci se retrouve en situation de juge et partie. D'un côté, il est mandaté pour trouver l'entreprise qui réalisera les aménagements votés. De l'autre, il est rémunéré à proportion du coût réel des travaux. Ainsi, même si son taux de commission peut être extrêmement faible comparé à d'autres confrères, il peut retenir l'une des offres les plus coûteuses. De la sorte, il s'assure une meilleure rémunération. Bref, ce n'est pas toujours le syndic proposant le taux le plus bas qui reçoit la plus basse commission. Contre cela, assurez-vous que votre syndic change régulièrement de prestataire pour réaliser ces travaux.
Les frais de gestion
La traque à l'abus demande d'être méticuleux à l'extrême pour arriver à estimer le plus précisément possible le nombre de photocopies réellement effectuées et le nombre de timbres utilisés pour l'envoi de courrier. C'est même mission quasi impossible. Et les syndics peuvent être tentés de surfacturer. Si vous ne pouvez pas arriver à la somme exacte, vous avez tout de même la possibilité d'avoir une estimation approximative en comptant le nombre de courriers envoyés par le syndic et le nombre de documents qu'il vous transmet. Et si l'écart du coût estimé à celui facturé varie du simple au double... Le soupçon de surfacturation peut être considéré comme sérieux.