Le timeshare semble donc être une opportunité très attirante. Mais tout n'est pas rose. L'association des propriétaires adhérents francophones de vacances en temps partagé (APAF-VTP) met en garde les éventuels acheteurs contre les abus liés à ce système, notamment les pratiques de vente forcée. Selon elle, la pratique la plus courante est celle-ci : vous êtes abordé par des démarcheurs qui vous demandent de gratter un billet. Ce dernier est en fait toujours gagnant.
| Si vous voulez vous débarrasser de votre droit d'utilisation du logement, les acquéreurs potentiels semblent être peu nombreux. |
Pour récupérer votre lot, vous devez vous rendre à un lieu précis où vous attend en fait une équipe de vendeurs. La remise de prix se transforme alors en réunion de plusieurs heures dont le but est de vous faire acheter un contrat de multipropriété. Et la plupart du temps, aucune information précise n'est donnée concernant les délais ou le prix. Autant veiller à ne pas vous engager lors de cette rencontre forcée, même oralement. Avant de vous engager, il est donc primordial de vérifier l'ensemble de ces données et de poser le plus de questions possible, par exemple sur les opportunités de revente.
Une revente hasardeuse
Sur ce point, les sociétés qui commercialisent ces contrats vous assureront le plus souvent que la revente ne pose pas de problème. Mais toujours selon l'APAF-VTP, "les équipes de vente du timeshare ont de plus en plus de mal à en vendre". Si vous voulez vous débarrasser de votre droit d'utilisation du logement, les acquéreurs potentiels semblent donc être peu nombreux. "Et les consommateurs ne disposent alors d'aucun recours effectif lorsque la revente n'intervient pas", précise encore l'APF-VTP. Bref, le mauvais plan pour une belle idée au départ.