Euro Millions : voici les impôts qu'il devra payer !

Les gains aux jeux de hasard ne sont pas taxés... au moment de les empocher. Mais dès l'année prochaine, le gagnant de la cagnotte de 169 millions d'euros, décrochée mardi, va devoir passer à la caisse.

L'heureux gagnant des 169 millions d'euros du Loto est devenu la 221e fortune de France avec un seul petit ticket, validé dans les Alpes-Maritimes. Si le nom de ce chanceux restera sans doute inconnu, le montant des impôts dont il devra s'acquitter bientôt n'est pas secret. 169 millions, cela équivaut à 4 tonnes d'or. Un sacré magot. Lorsque l'heureux détenteur du billet gagnant empochera ce pactole, il n'aura pas à débourser le moindre centime en direction du Trésor public. Ses gains sont exonérés d'impôts et autres cotisations sociales. Mais, quand cet argent sera placé, et l'on ne doute pas que le gagnant ne gardera pas cet argent en liquide sous son matelas, il sera soumis à imposition. Du moins s'il reste en France.

Quels impôts vont frapper ces gains du Loto ? Placer cet argent sur un livret A, un livret de développement durable ou un livret jeune ne le rend pas imposable. Mais le détenteur des 169 millions d'euros devra sans doute trouver d'autres placements, qui, eux, ne sont pas oubliés du Fisc. S'il place tout son argent sur un compte rémunéré, il (ou elle) pourra toucher plus de 4,8 millions d'intérêts. Mais cet argent sera imposé : si son foyer fiscal compte deux parts, il devra verser environ 2,1 millions d'euros au titre de l'impôt sur le revenu et plus de 750 000 euros de prélèvements sociaux. Si les gains sont placés, par exemple, sur un contrat d'assurance-vie, là encore, il faudra s'acquitter de prélèvements sociaux sur les intérêts. En outre, l'an prochain, le gagnant sera soumis à l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Soit environ 2,5 millions d'euros à payer sur cette fortune de 169 millions d'euros.

Et si l'heureux gagnant décide de donner de l'argent à ses proches, il sera soumis à l'imposition sur les donations. A moins de donner moins de 100 000 euros tous les 15 ans pour chaque enfant, moins de 31 865 euros pour chaque petit-enfant, moins de 15 932 euros pour chaque frère ou sœur, etc. Au-delà de ces sommes non taxées, les droits à payer varient en fonction du montant versé et des liens de parenté entre le donateur et le donataire.

EN VIDEO – Reportage le 13 novembre, avant le tirage de l'Euro Millions.

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Impôt sur le revenu / ISF

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