Taxe foncière : la campagne 2017 de l'impôt foncier est terminée

Taxe foncière : la campagne 2017 de l'impôt foncier est terminée Près de 65% des Français seraient propriétaires de leur résidence principale. Pour une partie d'entre eux, cette année encore, la taxe foncière était en hausse. La date limite de son règlement est par ailleurs passée depuis le 21 octobre.

[Mis à jour le 3 novembre 2017 à 17h25] Alors que la taxe d'habitation est vouée à bientôt disparaître pour un grand nombre de contribuables, la taxe foncière, elle, continue d'augmenter. D'après le Figaro, entre 2016 et 2017, l'impôt foncier a encore grimpé dans 16 des 50 plus grandes villes françaises. Un chiffre en baisse puisque l'an dernier, la taxe foncière avait été augmentés dans 35 départements. Parmi ces communes, 32 n'ont pas modifié le taux de l'impôt foncier.

Pour rappel, l'impôt foncier fait partie, de même que la taxe d'habitation, des impôts locaux, perçus chaque année par les collectivités territoriales. Il concerne toutes les personnes qui sont propriétaires d'un bien immobilier, bâti ou non bâti, au 1er janvier de l'année d'imposition. Il y a cependant une distinction entre la taxe foncière sur les propriétés bâties et la taxe foncière sur les propriétés non-bâties. Cette année, les contribuables avaient jusqu'au 16 octobre pour régler l'impôt foncier par voie postale et jusqu'au 21 octobre pour les paiements dématérialisés (via Internet ou l'application des impôts). La campagne 2017 de la taxe foncière est donc terminée.

Qui paye la taxe foncière ?

Tous les propriétaires et usufruitiers d'un bien immobilier sont redevables de la taxe foncière. Le propriétaire peut être une personne physique ou morale. Les entreprises, sociétés commerciales et sociétés civiles immobilières sont ainsi redevables de l'impôt foncier. Dans le cas d'une propriété bâtie mise en location, c'est au propriétaire de la régler.
Pour être imposable, la propriété doit être fixée au sol et doit présenter les caractéristiques d'un véritable bâtiment. Il s'agit donc : des locaux d'habitation, de leurs dépendances (parkings, etc.), des bateaux utilisés en un point fixe (les péniches, par exemple), des bâtiments commerciaux et industriels, ainsi que les terrains à usage commercial. Sont en revanche exclus les baraquements mobiles et caravanes, à moins qu'ils aient été fixés au sol par un socle de béton. Dans le cas d'une propriété non-bâtie, sont imposables les biens suivants : les terrains agricoles ; les carrières et mines ; les points d'eau et marais ; les jardins, parcs, cours et dépendances des propriétés bâties ; les sols occupés par les voies de chemin de fer ; etc.

Exonération de taxe foncière

En théorie, tous les propriétaires de biens immobiliers sont redevables de la taxe foncière. Mais il existe des régimes d'exonération, de réduction, voire même de plafonnement de celle-ci. Par exemple, les constructions nouvelles ou reconstructions sont exonérées d'impôt foncier durant deux années. Il faut alors déposer une déclaration au centre des finances publiques dans les 90 jours suivant l'achèvement des travaux. Les bâtiment ruraux affectés à un usage agricole (granges, caves, etc.) sont quant à eux automatiquement exonérés de taxe foncière.
Les collectivités territoriales peuvent aussi décider d'exonérer certains bâtiments. Les logements ayant fait l'objet de travaux d'économie d'énergie peuvent ainsi être exonérés de taxe foncière pendant 5 ans après la fin des travaux. Idem pour les hôtels et chambres d'hôte, lorsqu'ils sont situés en zone de revitalisation rurale.
Certaines personnes peuvent également bénéficier d'une exonération, en raison de faibles revenus. Il s'agit des personnes titulaires de l'allocation supplémentaire d'invalidité ou de l'allocation de solidarité aux personnes âgées. Le dégrèvement est alors conditionné à certaines conditions de ressources. Pour 2017, le revenu fiscal de référence 2016 ne doit pas excéder 10 708 euros pour la première part de quotient familial.
A noter qu'il existe de nombreux régimes d'exonération appliqués par l'administration fiscale ou les collectivités pour l'impôt foncier. Pour plus d'informations, consultez la brochure des impôts locaux.

Calcul de la taxe foncière

La taxe foncière dépend de la valeur locative du bien imposé. On parle alors de "valeur locative cadastrale". La valeur locative cadastrale représente le montant annuel théorique des loyers perçus par le propriétaire, s'il mettait son bien en location. Pour les propriétés bâties, la base d'imposition est égale à 50% de cette valeur, afin d'obtenir une valeur locative nette, diminuée des charges de location. Pour les propriétés non-bâties, le revenu cadastral est réduit de 20%, afin de tenir compte des charges de propriétés. Dans les deux cas, la base d'imposition est ensuite multipliée au taux d'imposition voté chaque année par les collectivités (la commune, le plus souvent). On obtient alors le montant de la taxe foncière à régler.

Taxe foncière sur les terrains à bâtir

Afin d'inciter les propriétaires à vendre leurs terrains à bâtir ou y construire des logements, plusieurs majorations de la taxe foncière sont entrées en vigueur au cours des dernières années. Notamment pour les non-bâtis en zones tendues, où on observe un déséquilibre entre l'offre et la demande de logements. La loi de finances pour 2014 mettait ainsi en place une majoration de 25% de la valeur cadastrale, pour tous les terrains détenus au 1er janvier 2015. En parallèle, une surtaxe forfaitaire de 5 euros par mètre carré était appliquée pour les impositions dues en 2015 et 2016. Afin de pondérer les fortes hausses de taxe foncière, cette surtaxe est finalement supprimée, avec effet rétroactif sur les impositions de 2015 et 2016.
En 2017, c'est au tour de la majoration de 25% d'être abandonnée. Elle est remplacée par une somme forfaitaire de 3 euros par mètre carré. Somme qui peut être modifiée par délibération de la commune, entre 1 euro et 5 euros par mètre carré.
A noter que jusqu'à maintenant, la superficie prise en compte pour le calcul de cette majoration était réduite de 200 m², pour les terrains à bâtir en zone tendue. Cette déduction est désormais étendue à tout le territoire, mais peut être supprimée par délibération de la commune.

Date d'établissement de la taxe foncière

La taxe foncière est établie selon la situation du propriétaire au 1er janvier. Si un bien immobilier est vendu en cours d'année, c'est au vendeur (celui qui était propriétaire au 1er janvier, donc) de régler la taxe foncière. Toutefois, il est d'usage que celui-ci demande un compromis de vente à l'acheteur, afin de se faire rembourser le prorata temporis de l'impôt.

Date de paiement de la taxe foncière

Au cours du mois de septembre, le propriétaire a reçu son avis d'imposition. Le paiement intervient environ un mois après. Pour 2017, la date limite a été fixée au 16 octobre 2017 pour les personnes n'utilisant pas de mode de paiement dématérialisé et au 21 octobre 2017 pour les contribuables réglant en ligne.

EN VIDEO - Quels régimes d'exonération pour la taxe foncière ?

Impôts locaux

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