Pour éviter le risque de ne pas voir assez de liquidités pour honorer en temps et en heure le montant des impôts, il peut être intéressant de mensualiser le prélèvement. Si cela peut être vu comme une avance faite au fisc, c'est avant tout un bon moyen pour rendre la charge moins lourde puisqu'elle est étalée sur 10 mois. Et si l'impôt a augmenté par rapport à l'année précédente, un nouvel échéancier, adressé en juillet ou août, indique le montant à payer les mois suivants. Le contribuable dispose alors de deux ou quatre mensualités supplémentaires, en novembre et décembre, pour payer le solde d'impôt.
Un système souple
S'il y a un important écart entre les sommes perçues et dues, au point qu'il soit trois fois plus élevé que la mensualité, l'administration fiscale met en placement automatiquement un règlement échelonné, non plus sur deux mois, mais quatre mois : de septembre à décembre Cependant, il est possible de demander au fisc de ne pas répartir le solde de septembre à décembre. La mensualité habituelle est alors maintenue jusqu'en novembre et tout le solde est à payer en décembre. Comme dans le cadre du tiers provisionnel, il faut être certain de pouvoir disposer de cette somme dans une période déjà riche en dépenses...
Suspension temporaire du règlement
Par ailleurs, si l'avance faite au-travers des dix mensualités est supérieure au montant dû, les mensualités seront réduites. Il est même possible de demander une suspension temporaire des prélèvements lorsque l'écart est très important.
Autre souplesse : si un prélèvement ne peut pas être effectué pour cause de manque de fonds, il est reporté au mois suivant, sans pénalité. Mais attention : à partir de deux incidents, la mensualisation s'arrête et la totalité de l'impôt doit être acquittée.