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Si vous avez perçu en 2006 des loyers dont le montant est inférieur à 15.000 euros - et qui ne proviennent pas de biens bénéficiant de régimes spécifiques d'avantages fiscaux- ils sont normalement soumis au régime du micro-foncier. Vous bénéficiez alors d'un abattement forfaitaire de 30 %.

 

Vous devez simplement reporter sur votre déclaration générale d'impôt le montant de vos loyers bruts. L'administration fiscale calculera de manière automatique votre impôt sur 70 % de votre revenu foncier imposable.

 

Toutefois, vous avez aussi la possibilité d'opter pour le régime réel qui vous permettra de déduire toutes les charges que vous avez payées. Votre revenu foncier imposable est alors déterminé après déduction des frais et charges supportés en 2006. Si vous choisissez cette option, il faut joindre à votre déclaration le formulaire 2044 de déclaration des revenus fonciers.

 

Un choix facilité

 

Le régime du microfoncier n'est plus forcément la meilleure solution à retenir.
Photo ©

 

Si le montant de vos charges dépasse 30 % de vos revenus locatifs, vous avez intérêt à choisir le régime réel car vous pourrez déduire de vos revenus le montant réel de vos charges. C'est d'autant plus le cas si vous remboursez des intérêts d'emprunts ou si vous avez réalisé d'importants travaux.

 

Il faut dire que le régime du microfoncier ne présente plus autant d'avantages qu'auparavant. En effet, la mise en place du nouveau barème de l'impôt et le passage de 40 % à 30 % de l'abattement pour charges en limitent l'intérêt.

 

De plus, depuis la suppression au 1er janvier 2006 des déductions forfaitaires de 6, 14, 15 et 25 %, la liste des charges déductibles du revenu foncier est dorénavant plus longue. Elles concernent maintenant les frais de rémunération versés à un tiers pour la gestion des immeubles, les primes d'assurance, mais aussi les frais de procédure engagés, par exemple, pour recouvrer des loyers impayés ou procéder à une expulsion.

Et tout comme avant, il est possible de déduire la rémunération des gardiens et concierges, les dépenses de travaux et d'entretien, de réparation et d'amélioration, la taxe foncière, les provisions pour charges de copropriété ou les intérêts d'emprunt.

 

 


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