Autre dispositif d'exonération à l'ISF : les fonds d'investissement de proximité (FIP), les fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) ou encore les fonds communs de placement à risque (FCPR). Ils permettent à un néophyte de diversifier ses placements sur plusieurs entreprises avec l'expertise de professionnels en principe avisés. Comme pour l'investissement direct dans une PME, l'abattement a changé avec la loi de finances votée en décembre 2011. Pour tous les fonds souscrits avant le 1er janvier 2012, l'exonération porte sur 50 % des sommes placées dans la limite de 18 000 euros. Cette règle s'applique sans distinction à un FIP, un FCPI ou FCPR.
Investir jusqu'au dépôt de la déclaration
En principe, cette exonération est acquise pour les souscriptions faites jusqu'au 30 septembre 2011. Pour autant, il faut se méfier des fonds qui à quelques jours de la date limite pour déposer sa déclaration ISF multiplient les communications. "Les meilleurs fonds ont déjà achevé leur appel à souscriptions, note Olivier Grenon-Andrieu, PDG d'Equance. Il faut privilégier la pérennité de l'investissement et les performances générées. Il faut retenir un fond qui propose un gain annuel entre 5 à 6 % après application des frais de gestion, les meilleurs étant autour de 8 %". Des performances qui ne se sont pas garanties. Elles sont soumises aux aléas de la vie économique. Du coup bien souvent, l'économie d'impôt réalisée finance une partie des pertes ou la totalité. Pour échapper à ce scénario, il faut se méfier des fonds qui communiquent trop et s'intéresser à ceux qui se montrent discrets et présente année après année des résultats financiers positifs.
Il faut aussi veiller à ce que les conditions pour bénéficier de l'exonération soient remplies. En plus de respecter celles d'un investissement dans une PME, chaque type de fonds doit répondre à des modalités d'investissement spécifiques. Un FIP doit investir 10 % des sommes collectées dans des PME âgées de moins de cinq ans et 60 % en prises de participation en capital ou avances de comptes courants associés. Un FCPI doit allouer au moins 60 % de ses capitaux dans des entreprises dites innovantes. C'est-à-dire des sociétés où les dépenses en recherche et développement dépassent 15 % du montant de leurs charges. Un FCPR finance des entreprises qui sont en phase de création par le biais de prises de participation.