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Epargne retraite : le Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP)

Fiche pratique
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Le plan d’épargne retraite populaire est un placement qui peut être souscrit par tous. Il garantit une rente au moment de la retraite et présente des avantages fiscaux.
 
 
Dernière mise à jour : juillet 2017
 
Qu’est ce que le PERP ?
Le PERP est une forme d’épargne que chacun peut se constituer en prévision de sa retraite.
Il est possible d’en ouvrir auprès des banques ou des compagnies d’assurance.

Les sommes sont bloquées sur le PERP jusqu’au départ en retraite du titulaire.
Néanmoins, il existe trois cas dans lesquels les fonds peuvent être débloqués de manière anticipée :
- en cas d’invalidité ;
- en cas de fin de droit à l’allocation chômage suite à un licenciement ;
- en cas de liquidation judiciaire si la personne n’est pas salariée.

Comment fonctionne un PERP ?
L’un des avantages du PERP est que son titulaire peut y verser ce qu’il veut quand il veut.
Néanmoins, certains contrats prévoient un montant minimum de versement.

Les montants sont investis dans différents supports, tels que des SICAV ou des fonds communs de placement. Il y a néanmoins une partie de l’investissement qui est conservée « en euros ». La part des fonds en « euros » est de plus en plus importante au fur et à mesure que l’échéance du contrat approche.
Les fonds « en euros » produisent des intérêts qui s’ajoutent au capital.

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L’organisme dans lequel le PERP a été ouvert doit informer régulièrement le titulaire du compte de son évolution. En cas de prélèvement de frais de gestion, leur montant doit être précisé dans le contrat, et l’organisme doit informer annuellement son client de leur utilisation.

Au moment de la retraite, les fonds sont débloqués uniquement sous forme de rentes viagères.
En cas de décès du titulaire du PERP, les fonds peuvent être reversés sous forme de rentes viagères au conjoint du titulaire, ou à un autre bénéficiaire dont le nom est expressément indiqué dans le contrat. Les sommes peuvent également être versées sous forme de rentes d’éducation aux enfants mineurs.

A noter : il est possible pour une personne de posséder plusieurs PERP, ce qui lui permet de prendre moins de risques.

Avantages fiscaux
Les sommes versées sur un PERP sont déductibles dans la limite de 10% du montant des revenus tirés des activités professionnelles, ou 10% du plafond annuel de la Sécurité Sociale.
 
 
 
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Les dangers du PERP, Madelin et autres rentes L'avis de Patrick
  J’ai décidé de poster ce message car je constate que la plupart des français que j’ai rencontrés (et j’exerce mon activité de conseil depuis 22 ans) ont une retraite en loi Madelin ou en PERP et pour certains, c’est la seule solution mise en place pour la retraite, ce qui est bien… quand on croit aux bienfaits de la retraite en rente viagère car, concernant les solutions de complément retraite, c’est celle que je préconise le moins, pour des raisons objectives :  Son principal atout tient au fait que les cotisations sont déductibles fiscalement. Mais c’est pour moi (sauf pour un client fortement imposé… et pas comme solution principale) insuffisant pour compenser les inconvénients de ce genre de support.Les inconvénients qui me détournent de la loi Madelin, PERP, COREM, PREFON… Aucune disponibilité en capital n’est prévue, même à la retraite (c’est ce que l’on appelle un contrat tunnel : une fois que l’on y est entré, on ne peut plus en ressortir et on est entièrement dépendant du bon vouloir et de la santé de l’assureur, comme je vais vous l’expliquer plus loin). Ainsi, si je dois aider mes enfants, je ne peux pas compter sur cette épargne, si j’ai un problème de santé qui doit raccourcir ma durée de vie, je ne peux pas décider de consommer mon capital plus rapidement pour « profiter de la vie »… la rente continuera à être versée sans pouvoir en augmenter le montant jusqu’à mon décès. En cas de décès prématuré, le capital est perdu, sauf si l’on choisit une option de réversion de la rente sur le conjoint, mais cette option fait baisser le niveau des rentes… et au final, après le décès du conjoint, il ne reste rien pour les enfants (je peux avoir cotisé pendant 20 ans, décéder deux ans après être parti en retraite et avoir réalisé le plus mauvais placement de ma carrière d’épargnant, même si je ne suis plus là pour le constater, mais j’aurais pu faire autre chose pour protéger mon conjoint et mes héritiers). Il n’existe, contrairement aux apparences, aucune garantie sur le versement et le montant de la rente, je m’explique (je me lance ici dans un exercice compliqué qui va vous demander un peu d’attention) : un contrat retraite Madelin/PERP ou autres est ce que l’on appelle un actif cantonné, c’est-à-dire qu’il fonctionne en circuit fermé (les bénéfices et pertes du contrat ne sont affectées qu’au contrat lui-même ce qui veut dire aussi que les bénéfices des autres contrats ne peuvent pas compenser les pertes du contrat Madelin… et c’est dommage car des pertes, il peut y en avoir là où on ne les attend pas). Pour une compagnie d’assurance, il existe deux types de bénéfices et donc aussi de pertes : les bénéfices/pertes techniques et les bénéfices/pertes financiers. Pour cette dernière catégorie c’est facile à comprendre : je place de l’argent sur les marchés financiers et si cela se passe bien je fais des bénéfices, si le marché s’écroule (bourse par exemple), je subis des pertes. Pour la partie « technique » je vais uniquement parler des contrats en rente viagère : au terme du contrat, l’assureur doit verser une rente à vie (rente viagère) à son client. Pour calculer cette rente, il se réfère aux tables de mortalité de l’INSEE et si, par exemple, il constate que l’espérance de vie à 65 ans est de 20 ans, il estimera sa rente comme s’il devait la verser pendant 20 ans. Ainsi, si son client décède au bout de 5 ans, l’assureur réalise un bénéfice technique, mais si son client vit 25 ans au lieu de 20, il subit une perte technique. Prenons un exemple (certes très schématique mais cela me permet d’expliquer le mécanisme) :  Retraite à 65 ans, avec une espérance de vie INSEE de 20 ans et 120 000 € sur le contrat :  L’assureur va me verser 500 € par mois et au bout de 20 ans, j’aurai épuisé toute ma réserve (500 x 12 mois x 20 ans = 120 000 €… ok, je ne tiens pas compte du fait que l’argent encore présent sur le contrat continue à travailler mais je ne tiens pas non plus compte du fait que la rente doit être revalorisée chaque année). Si je vis plus longtemps, l’assureur se servira des bénéfices techniques réalisés grâce à ses clients décédés prématurément pour continuer à me verser ma rente mais, si l’espérance de vie moyenne en France (donc l’espérance de vie de tous ses clients) augmente, que fera-t-il ?  En fait, il aura deux solutions : Soit il s’en rend compte avant qu’il ne soit trop tard et il freinera la revalorisation des rentes versées (il existe un préalable célèbre mais caché par les médias : la retraite PREFON des fonctionnaires ne revalorise plus sa rente depuis plusieurs années, occasionnant une perte de pouvoir d’achat à ses adhérents de plus de 11 % par rapport à l’inflation sur les dix dernières années, liens ici : http://www.epargneretraite.org/spip.php?article75 http://www.epargneretraite.org/spip.php?article93   Soit il fera chuter brutalement le montant des rentes pour pouvoir continuer à les verser (un autre exemple : le système COREM (ex-CREF) a subitement diminué le montant des rentes versées de 17 % en 2001 et ne les revalorise quasiment plus depuis, occasionnant une perte de 15 % supplémentaire c’est-à-dire 32 % au total, lien ici : http://www.epargneretraite.org/spip.php?article96  Pourquoi suis-je pessimiste sur l’avenir des contrats Madelin, etc… ? Même si l’augmentation de l’espérance de vie a tendance à ralentir, je fais le pari que nous vivrons plus longtemps dans 20 ans qu’aujourd’hui. Nous vivrons plus longtemps alors que le nombre de retraités aura « explosé » (voir http://retraiteetpatrimoine.fr/resources/Pyramide+des+$C3$A2ges+et+des+retrait$C3$A9s+fin+2010.pdf, la pyramide des âges de la France, avec le commentaire de votre serviteur puisque le lien est issu de mon site internet). Et parmi ces très nombreux retraités, ils seront très nombreux aussi à détenir un contrat en rente viagère dont ils ne pourront sortir, même si cela se passe mal... Donc je me répète : bon courage aux assureurs pour tenir leurs engagements sur les rentes si l’espérance de vie augmente et bonne chance aux retraités qui auront choisi cette solution..A ce stade vous pensez peut-être : « Il est bien gentil mais alors, si ce qu’il dit est vrai, pourquoi personne n’en parle ? » Parce que la loi Madelin datant de 1994, il y a encore beaucoup d’épargnants et peu de rentiers dans ce système. A titre de comparaison, le système PREFON date de 1964 et le CREF de 1951 (à l’époque, il s’appelait MRIFEN et est devenu le CREF en 1987) et il a fallu attendre les années 2000, c’est-à-dire le début du départ en retraite des « baby-boomers » pour que les difficultés de ces systèmes de retraites deviennent insurmontables. Je pense donc objectivement que, au vu de la pyramide des âges de la France, la loi Madelin/PERP va subir le même sort.

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