Avis Citroën DS4
Après le large succès de la citadine DS3, Citroën continue d'enrichir sa gamme premium, en proposant cette fois-ci une berline compacte. Cette montée en gamme suffira-t-elle à la Citroën DS4 pour bousculer les concurrentes allemandes ?
Dès le début, la Citroën DS4 a reçu les honneurs du public et des professionnels. Elue "plus belle voiture de l'année et plus bel intérieur 2010" par des 60 000 internautes lors du Festival Automobile International, la Française a également reçu le "Prix du design 2011" par Autobild en Allemagne et dernièrement, la DS4 a rassemblé 5 étoiles aux crash-tests EuroNCap. Belle à l'intérieure comme à l'extérieure, sûre et reconnue même en Allemagne, la Française a, sur le papier, tous les atouts pour renverser la hiérarchie.
Mais dans la pratique, c'est un peu différent. Oui, la Citroën DS4 est une belle voiture, elle arbore un design attrayant et plutôt original. Certains regrettent néanmoins le côté clinquant de la compacte.
A l'intérieur, la DS4 n'est pas exempte de tout reproche. Malgré son cuir pleine fleur, ses plastiques mous et son assemblage sérieux, l'habitacle n'est malheureusement pas encore au niveau de la concurrence germanique. Il reste des plastiques durs désagréables au toucher et certains éléments mériteraient d'être mieux assemblés. Néanmoins, la Française propose un équipement de série complet et pratique.
Sur la route, c'est un peu la même chose. Dotée du 2.0 l HDi de 163 ch, la Citroën DS4 se montre performante tout en maîtrisant ses consommations. Elle permet d'avaler les kilomètres dans le plus grand des conforts. Mais dès que la conduite devient plus dynamique et le rythme plus soutenu, le train avant n'arrive pas toujours à canaliser la cavalerie et ceci n'est pas digne d'une voiture qui tend à concurrencer les Allemandes.
En résumé, la Citroën DS4 remplit une partie du contrat en offrant un véhicule dont la montée en gamme est significative. Mais la Française doit encore s'améliorer pour espérer concurrencer les Audi et BMW, qui repoussent les limites du luxe automobile toujours plus loin.